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12 décembre 2008 5 12 /12 /décembre /2008 15:29

savoir-communiquer.jpgLes artistes en général, mais parfois aussi certaines structures du monde associatifs culturel savent, de temps à autre,  occasionner  des caprices de « prima donna ».

Bien sur, cela est rare, car les artistes souhaitant s’implanter dans un territoire, sont généralement pourvus d’une satisfaisante aptitude relationnelle avec le pouvoir territorial.

Néanmoins le dialogue, l’écoute ou  l’estime  ne sont pas toujours spontanés.

On enregistre, bien plus souvent qu’on ne le saurait imaginer, des artistes qui se découvrent en désaccord avec une ville, par exemple, sur la disposition d’un équipement en devenir ou sur un projet culturel spécifique et dont l’artiste parvient pourtant de signer un engagement ou une convention.

Quand ce n’est pas, le jaillissement d’une ample mésentente sur l’octroi de financements publics spécifiques, ou encore l’incompréhension du créateur face à la nécessité pour la commune de rendre des comptes à la population sur les résultats concrets de l’artiste conventionné, ou de la compagnie, ou de l'association culturelle agissant dans la collectivité.

Par ailleurs, les toutes récentes et nombreuses alternances politiques au niveau local ont, parfois,  contribué aussi à aggraver l’incompréhension entre l’artiste et le nouvel  exécutif  municipal.

 

Les directeurs des affaires culturelles ont un rôle important à jouer, notamment dans le domaine de l’agencement d’une gestion apaisée des relations lors l’apparition de tensions.

 

Autant d’obstacles qui perturbent la qualité du dialogue entre les parties. Des difficultés, d'ailleurs, qui ne sont que très rarement prévues.

Or ces relations nécessitent au contraire, un suivi régulier du dialogue entre la collectivité et le créateur, voire une médiation.

Curieusement, la plupart du temps, les directeurs des affaires culturelles, sauf quelque très inhabituelle et brillante exception, restent curieusement en retrait.

Malencontreusement de son coté, l’élu ne peut pas s’en sortir tout seul.

C’est pour cela qu’il est nécessaire d’inventer des pistes de dialogue, de formes de gouvernance, qui permettent de rassembler chaque acteur concerné, sans avoir peur pour autant ni des débats ni d’éventuelles tensions.

Les élus ont du mal à œuvrer dans une exigence collective, à sortir aussi de cette relation, voire dépendance, trop exclusive de : élus-artiste et à impliquer les services et la population dans la construction et dans l’appréciation - évaluation - matérielle des projets mis en œuvre.

Le service culturel a par conséquence, un rôle essentiel à jouer pour entretenir ce dialogue avec l’ensemble des acteurs et pour éclaircir aussi les portées attendues du projet culturel dans le territoire, par les artistes/créateurs, comme par les espaces associatifs manœuvrant dans la commune.

Parce qu’elles ont su s’amarrer, à un artiste actif sur leur territoire, certaines collectivités risquent alors de se trouver dans des impasses financières.

Une situation paradoxale que connaissent bien, dans le domaine sportif, les villes victimes du succès d’une équipe ou d’une personnalité (et de son staff sportif) à succès,  devenue emblématique.

La signature d’une convention entre les deux partenaires, ne suffit toujours pas à bien circonscrire les engagements et les sphères de compétence et les indicateurs spécifiques aux résultats de chacun.

La recherche de solutions opérantes sera d’autant plus efficace qu’elle sera – en amont et très régulièrement – débattue clairement avec le créateur établi en résidence ou alors avec le secteur associatif local bénéficiant de subventions publiques.

En termes de cohérence du service public, cela ne peut pas faire sans contreparties.

Encore faut-il que ces expectatives soient clairement explicitées et admises par l’ensemble des acteurs concernés.

Ce dialogue doit se faire à trois voix. Un dialogue dans lequel le directeur des affaires culturelles doit, en définitive, savoir à l'avenir s’inscrire pleinement et avec efficacité.

Il doit aussi occuper une place prépondérante afin  d'assurément prévenir l’émergence de bon nombre de tensions.
C'est bien là l'un de ses rôles majeurs : la médiation.
A cet professionnel culturel de veiller et de favoriser donc le jaillissement de tout échange stimulé par l’écoute et l’intelligence nécessaire de chaque partenaire.

Cela évitera à l’avenir toute crispation autrement dommageables aux saines, ouvertes, claires, performantes et stables conceptions et mises en œuvre des politiques culturelles dans chaque territoire.

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