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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 13:33

union-europeenne-3.jpgUnique échéance électorale pour 2009, du 4 au 7 juin prochain (samedi 7 et dimanche 7 juin pour la France), plus de 500 millions d'électeurs des 27 pays de l'UE, seront appelés aux urnes pour renouveler le Parlement Européen ...

Mais encore ?

Vues d’ici ces élections européennes semblent nous parvenir  à un moment clé de notre histoire.

Comment ne pas profiter de cette occasion pour revenir brièvement, si possible,  sur les transformations radicales subies par notre pays depuis approximativement 50 ans, au moment même où une « culture » européenne ambitionnerait de germer dans  nos sociétés.

Que subsiste-t-il de cette ancienne  utopie,  ou vieux rêve  européen de plus de 50 ans ?

Qu’elle place aussi pour la culture, pour l’éducation et  pour la problématique sociale en Europe ?

Les clivages politiques relatifs à ces projets sociétaux  novateurs dans notre pays, se sont pourtant bien modifiés avec le temps.

Certes, pour la culture, il est prudent de rappeler qu’un ministère de tutelle existe désormais.

Celui-ci fête, ces jours-ci, son jubilé

Une chance lorsqu’on observe que bien de nos voisins Européens, sont encore dépourvus d’une quelconque autorité de tutelle émanant de leur état.

Certes, mais encore ?

Les politiques ont du faire face, depuis tout ce temps, à l’impact de la transmutation individualiste initiée aux débuts des années 70. Cela a eu comme effets de voir triompher le libéralisme avec, notamment, la fin du communisme à la fin des années 80.

Les axes de réflexion politiques d’antan et prônant généreusement une culture - et une éducation - accessible et équivalente pour  tous -, ont changé.

Vint ensuite le choc de la mondialisation et des nouvelles technologies…

La diversification,  la recherche,  l’enseignement des disciplines artistiques et culturelles subirent alors un arrêt violent.
De Jaurès à Malraux, en passant par Jean Vilar à Antoine Vitez, l'enseignement et la culture populaire ne font, alors, plus débat.

Une télé « Berlusconienne » fit alors son apparition en France, comme un peu partout en Europe.

L’archétype culturel  de masse étant né.
La mondialisation sur les biens culturels avançait à grands pas

Les accords intentés au milieu des années 80 sur le « General Agreement on Tariffs and Trade – GATT), tentèrent d’enfoncer le clou en proclamant la libéralisation, donc la fin,  en Europe de l’exception culturelle.

Las. L’Union Européenne ne trouvait cette initiative pas si mal. Toute création artistique, tout bien ou produit culturel serait dorénavant examiné et commercialisé comme une quelconque et triviale boîte de petits pois.

En France, seulement une poignée d’intellectuels, des artistes et quelque – rare – intelligence politique éclairée, trouvèrent alors le courage de dire : non.

De protester, de refuser.

D’exclure cette indignité mercatique.

Nous en sommes là aujourd’hui….

De nos jours, quel retour sur image pouvons nous effectuer pour mieux nous appeler à dépasser un modèle obsolète que cette société aujourd’hui en pleine crise,  nous tend de l’identité citoyenne et de son reflet si dégradé, si abaissé, si flasque et si vidé de tout son sens ?

Ce modèle si lentement et si imparfaitement construit depuis tout ce temps, semble maintenant traversé par tant de contradictions, par tant  d'antagonismes aussi.

Ainsi avec quels valeurs, quelle éthique, quels contenus culturels  pouvons nous reconstruire aujourd’hui notre avenir autour d’une nouvelle identité commune et de nouveaux valeurs enfin partagés ?

Comment vivre ensemble sans avoir résolu le brûlant problème des discriminations et de l’intégration, dont le refoulement engendre un sentiment de décomposition de l’identité nationale ?

Les visions des cultures qui subsistent au sein même de notre communauté nationale et européenne,  peuvent-elles nous apporter des réponses à ces urgentes problématiques qui existent  dans notre société ?

Nous avons assisté impuissants, depuis cinquante ans,  à  des messages politiques brouillés des majorités successives.

Cela  nous a conduits à des errements.

Cela a contribué peut-être aussi,  à nous conduire, en France, à des impasses et aux émeutes de 2005 et de 2007.

Ailleurs en Europe, le diagnostic  n’est guère plus brillant.

Quant à la mondialisation,  j’estime qu’elle a su pour beaucoup générer les crises que  notre époque traverse aujourd’hui.
La où les Etats délaissent la  culture, les dégâts sociaux font rage.

Simplement il m’arrive de croire que notre pays n’a d’avenir que si tous ensemble, dans une Europe que nous ambitionnons vraiment, nous posséderons  définitivement et  authentiquement, les mêmes droits et les mêmes accès à l’éducation et à la culture pour tous.

D’où l’importance de mobiliser l'ensemble de la société autour ces enjeux majeurs.

Cela  permettrait,  enfin, de dissiper une fois pour toutes, toute ambigüité et toute confusion nationale sur l'égalité des chances.

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