Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 10:00

 

Changer ou évoluerDans ces temps instables, il est toujours souhaitable de ne pas trop participer à l’ambiance ordinaire qui a tendance à conduire à la l’acrimonie générale.

Une fois que l’on a pris la température ambiante, il est nécessaire de se construire, avec un peu de recul, une bulle d’attente.

Cette bulle à l’avantage de protéger de la contagion et surtout de ne pas aggraver le mouvement qui n’a que trop tendance à s’autogérer dans le mauvais sens.

Notre monde culturel est en mutation. Il est bon qu’une structure soit en mouvement car sans cette évolution permanente il n’y a plus de vie.

Mais en ce moment cette évolution - du service public en général et du secteur culturel en particulier - ressemble davantage à une révolution.
Une révolution qui ne donne pas son nom, qui se prépare doucement avec sans cesse des hésitations comme si elle n’était pas sûre d’elle-même.

C’est de ce sentiment d'incertitude diffus que peuvent éclore nos crises identitaires liées au devenir de notre profession de Dac.

Dans la territoriale les esprits sont chagrins. 

Nous recueillons sans cesse des critiques sans pour autant avoir une proposition de rechange.

Les nombreuses crises que la France traverse en ce moment, ne font qu’accentuer ces troubles, ces ambigüités.

Sans doute de telles périodes sont-elles nécessaires pour faire avancer notre société.

Il faut dire que dans notre pays, ces « avancées » se font, parfois, par bonds, voir par de féroces révolutions ….

Il faut composer avec la mentalité qui est la notre et rechercher, si possible, d’en atténuer les mauvais cotés.

Reste que les cadres territoriaux ont en ce moment, bien du mal à faire face.

Quand ils ne sont pas eux-mêmes dans le tourbillon, ils n’aspirent qu’au calme et à la sérénité, facteurs indispensables d’une qualité du service public qui semble bien compromise actuellement.

Bref, pour comprendre ce que la sphère politique attend de nous, nous avons besoin de points de repère clairs.

Comment en somme, emprunter des nouvelles voies, indispensables au changement, sans se résoudre à quitter les anciennes certitudes qu’aujourd’hui  nous immobilisent ?

Ce travail doit être facilité par une nouvelle conception du service public spécifique à l’offre culturelle dans le territoire.

Une conception renouvelée de notre métier qui ne mette pas nos valeurs en cause par de simples recommandations qui n’indiquent que des procédures à suivre sans s'abstenir d'expliquer clairement leur intérêt dans notre transformation professionnelle.

Nous devons pouvoir repenser notre métier avec ceux qui ont la charge aujourd'hui de produire des réformes et pouvoir dire ce que nous pensons et ce dont nous avons besoin en ayant, enfin, l’impression que quelque chose peut en être retenu.

Pour conceptualiser une nouvelle offre culturelle intrinsèque à un service public de qualité et assurément adossée à nos pratiques d’aujourd’hui, il faut que nous puissions entrevoir clairement le gain ainsi que nos réelles aptitudes face  à  l’épreuve demandée pour avoir le choix entre le futur et le passé et choisir le futur.

Pour le moment nous oublions le passé, nous ne savons rien du futur et nous avons un avis sur tout ...

On sera beaucoup plus riches à plusieurs et les solutions acceptées dans le consensus seront bien plus faciles, pour nous et pour nos équipes,  à mettre en œuvre demain.

Partager cet article

Repost 0
Published by Sisyphe - dans Ethique
commenter cet article

commentaires

lehalle 15/01/2014 14:05

Oh le petit moral, mais que se passe-t-il?Pour une fois que la politique ne faisait pas grand cas de la culture (Avec le précédent mais aussi l'actuel Président et leurs troupes...), c'est à dire
ne produisent pas chaque mois de nouvelles procédures, arrêtés, lois...N'est-ce pas le bon moment pour évaluer nos pratiques et politiques actuelles?Certes nous n'avons pas le détail de ce que sera
le Futur, heureusement, mais on sait ce qu'il ne sera pas car le numérique change les comportements, les désirs, les façons de penser la culture. Pourquoi les DAC ne traduiraient-ils pas en clair
les conséquences de la révolution numérique, pour tous les domaines culturels, mais aussi pour le management, les investissements?Je suis frappée par le peu d'imagination et d'ouvrages ou de
réflexions sur les nouveaux défis et enjeux, en ce moment. Pour une fois qu'on nous laisse du temps et de la liberté pour réfléchir aux changements, ne nous désolons pas,restons agiles et
inventons!Ensemble!Bien cordialement, evelyne

Sisyphe 16/01/2014 08:31



Chère Evelyne,


Merci pour votre contribution ci-dessous, et merci également pour vos encouragements et autres salutaires exhortations qui visent, entre autre, l’innovation.


Concernant  l’évaluation et le suivi des pratiques, mon modeste avis est qu’elles n’ont jamais autant existés qu’aujourd’hui.


Ma pour quoi faire si ces analyses, si ces introspections, manquent ensuite de perspectives ? Comment ne pas contrecarrer le rebond, le soubresaut de nos territoires ?


Le numérique seul, n’est qu’un outil.


L’usage pléthorique des applications mobiles  de plus en plus distinctives des « espaces » culturels ne peut garantir, à lui seul, une implémentation acceptable et cohérente du
numérique dans la culture….


La promesse que le numérique doit tenir en matière de culture vise la manière dont les créateurs aujourd'hui s'efforcent d'essaimer l'innovation dans leurs oeuvres. 


Cela requiert la mobilisation de moyens inédits …


Changer, évoluer dans la culture c’est, certes,  aussi  innover, mais aussi  … investir.


Une problématique qui ne se contente pas/plus de présenter  l’interrogation culturelle sous ses seuls aspects techniques, mais par le prisme global d’enjeux sociétaux parfaitement compris,
d’abord, et  interprétés ensuite.


Une problématique pouvant redéfinir aujourd’hui le sens même de l’offre culturelle.


Une problématique aussi, qui impliquerait en somme, un travail de reformulation intégrale des pratiques d’aujourd’hui.


De nos jours, les politiques culturelles s’apparentent à une question complexe. Cela exige  d'une part, pour les élus, d’être efficacement capables de conjuguer plusieurs informations,
parfois divergentes,  émanant de leur territoire.


Et pour les Dac, ensuite, de progresser avec le recul et de la sérénité nécessaires pour … « apprécier » les actions et les moyens mis en œuvre et contribuer ainsi à donnent sens –
par la mutation – aux territoires.


… Incommensurable, n’est ce pas ? (sourire)


Très bonne, belle et profitable nouvelle année à vous, chère Evelyne et merci de l’assiduité avec laquelle vous suivez ces « chroniques ».