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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 15:04

VAE-cibles.jpgPourquoi parler d’un sigle qui semble tant mettre en émoi bon nombre de responsables territoriaux ?

La validation des acquis de l’expérience (VAE) ne laisse, en effet, personne indifférent. Il ne s’agit plus d’être pour ou contre par principe, mais d’essayer de comprendre le bouleversement qui va concerner les formations (initiales ou pas) de tous les métiers, à la fois administratifs et techniques, de la filière culturelle.

Cependant, force est de constater que dans la filière culturelle de la territoriale, cette problématique ne semble pas passionner les professionnels concernés.

Un bien étrange phénomène si l’on observe qu’un bon nombre de métiers ayant trait à la culture : la conservation patrimoniale  (lecture publique, archives et muséologie ; l’enseignement des disciplines artistiques et principalement la musique, les techniciens œuvrant dans des établissements publics de diffusion du spectacle vivant, les projectionnistes cinématographiques, etc.),  doivent au préalable remplir, à des degrés divers, à des obligations inhérentes à l’acquisition d’un diplôme spécifique afin de pouvoir être subséquemment admis aux concours indissociables des postes ambitionnés.

Et pourtant seulement un trop faible nombre d’agents de la filière culturelle, comme un démesurément marginal contingent de cadres culturels, se perçoivent concernés par la VAE aujourd'hui.

Fondamentalement, il ne s’agit plus de parler en termes de durée  d’enseignement,  mais en modules à acquérir soit par un enseignement classique, soit par des activités exercées et à des compétences acquises au fil du temps par l’expérience professionnelle.

La notion de base qui préside à ce changement est la transversalité et la possibilité de passerelles entre les différents métiers de la culture territoriale.

Ainsi chaque emploi culturel, est susceptible d’être défini, au sens large,  par des référentiels d’activités, de compétences, de formation et, surtout, de qualification.

La principale crainte exprimée par la plupart d’agents territoriaux titulaires d’un diplôme obtenu autrement que par la VAE, est la dévalorisation de leurs années d’études et/ou l’obtention des diplômes au rabais.

On peut penser raisonnablement qu’il n’en est rien surtout lorsqu’on on étudie de près les très difficiles et complexes démarches nécessaire pour obtenir la validation des modules pour passer et obtenir les diplômes indispensables à toute progression de la carrière territoriale et enfermée  dans une stricte  règle des grades : C, B, A, A+ ….

Depuis la mise en œuvre du dispositif VAE, le constat de l’encore trop faible volume des dossiers présentés,  confirme ces impressions d’indifférence que les agents culturels territoriaux vouent pour ce dispositif.

Il faut dire que dans la territoriale on communique si peu au sujet des la VAE.

Assurément les DRH ont encore quelque effort à réaliser dans cette direction.

Pour l’encadrement fonctionnel de la filière culturelle, aujourd’hui la VAE doit être comprise, comme un soutien incontournable ausi qu'indispensable à une supérieure transversalité et à un meilleur dialogue  avec les équipes, car bien animer et motiver les équipes ça veut dire aussi les inciter à progresser dans leurs pratiques comme dans leur  carrière.

 

A quand l’exorde d’une véridique transformation ?

 

Cela constitue un levier essentiel de management. Un appui dans lequel chaque cadre doit s’inscrire pleinement afin  d’inciter, accompagner et prescrire l’approche à la VAE  la plus adaptée, pour chaque agent désireux d’élaborer un authentique et exigeant projet professionnel  impactant durablement sa propre carrière.

Reste que la VAE  n’est pas un moyens automatique pour obtenir, à moindre effort, tous les diplômes.

Dans la filière culturelle, en ce qui concerne certains métiers administratifs et/ou  techniques, la VAE ne sera qu’un accès plus pratique pour obtenir des modules (ceux concernant le rôle propre, par exemple) qui devront être complétés ensuite par des enseignements suivis dans une institution de formation.

Un cycle de formation pouvant se déployer, par exemple,  dans le cadre de la formation continue et s’exerçant dans le contexte relatif à la loi portant sur le droit à la formation individuelle.

L’étude de tout cas spécifique doit exister sous forme de pourparler  entre le cadre et l'agent concerné.

Le moment pour cette rencontre privilégiée, où les opportunités sont examinées au cas par cas et à l'aune de chaque projet individuel, doit se présenter lors des entretiens annuels d’évaluation.

Ces instants doivent être des moments  soutenus dans lesquels la conversation et l’écoute seront, enfin, rendus possibles.

Ces moments doivent être bien plus que d’élémentaires rendez vous de notation expédiées vite fait (et mal fait),  sans préparation et bien souvent, hélas,  sans retenue aucune.

En ce qui concerne la VAE,  malheureusement à l’heure qu’il est, au sein de la plupart des collectivités territoriales, ce précieux outil de « management » n’est pas encore véritablement utilisé efficacement dans tout ce qu’il matérialise comme intérêt.

Il faut dire que les discussions entre les professionnels et les ministères de tutelles : de la Culture et  de la Fonction Publique,  ne font que commencer.

Un jour peut-être ils progresseront de manière telle que la VAE, dans la filière de la culture territoriale, deviendra un authentique, incontournable et efficient dispositif de management, en mode projet,  des ressources humaines.

Au cœur de cet innovant procédé de progression professionnelle, doit authentiquement s’installer, dans chaque strate concernée,  un véridique désir de travailler ensemble.

Petit à petit, tous les acteurs concernés semblent désormais s’accorder à œuvrer dans une seule direction et dans un seul but commun : mieux satisfaire les publics.

La VAE est de cette gageure.

Certes, tous nos corporatismes rendront sans doute encore ces mutations escarpées.  

Cependant il ne semble plus possible aujourd’hui de concevoir que, dans l’avenir, on fera toute sa vie le même métier.

La VAE peut efficacement nous aider à préparer et à réussir ces changements.

La fonction publique territoriale ne peut  plus esquiver encore indéfiniment cette nouvelle donne.

Pour ce faire, des passerelles  de qualité et de contrôle doivent désormais exister afin d'éviter tout glissement non certifié des tâches  d'un métier avec un autre avec le risque de ne pas  maîtriser la technique et/ou l'expertise requise.
Donc d'échec.

Des risques certes il y en a. Il ne me paraissent pas insurmontables.
Néanmoins ils  peuvent favoriser l'affermissement des  résistances au changement qui peuvent provenir, parfois, par des motivations purement économiques, ou encore être occasionnées par une certaine faiblesse du management dans les différents sédiments distincts à certains organigrammes territoriaux peu enclins à l’innovation.

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