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16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 12:07

Bibliobus.jpgAvec le renouveau que le dispositif ANRU apporte à l’aménagement du territoire, aux réhabilitions de certains quartiers, voir au développent et à l’extension territoriale de certaines villes, il n’est pas rare que, les Bibliothèques Municipales puissent envisager de mieux mailler la couverture de leur commune en matière de lecture publique.

L’occasion se présente alors de mieux desservir certains quartiers qui, trop éloignés du « centre ville » ou d’un, voir deux, quartiers plus « historiques », pâtissaient d’une certaine distance avec la ou les bibliothèques annexes.

Une situation qui pouvait apparaître, à juste titre d’ailleurs, aux yeux des habitants de ces quartiers, des services culturels, éducatifs et sociaux, aux élus et aux bibliothécaires eux-mêmes, comme une certaine forme de discrimination de l’accès à la culture pour certains usagers.

L’occasion se présente ainsi, faute de pouvoir accroître les réseaux des équipements de lecture publique dans ces quartiers faisant l’objet d’un plan d’aménagement et de développement urbain, par l’installation de nouveaux équipements, de proposer la création d’un service de prêt par (anciennement) bibliobus ou, dans une terminologie plus proche de nous, par un média-bus.

Cependant ce nouveau service de prêt, étant par définition mobile, est à étudier en fonction de l’urbanisme de la commune concernée : quels sont les quartiers éloignés de la ou des bibliothèque(s) ?

Il est important de bien conduire cette étude car, parfois, une faible densité de population dans certaines aires urbaines, ne justifie pas – toujours – la création d’une annexe.

Bien entendu le nombre des bibliobus ou média-bus, doit être en rapport avec l’importance de la population desservie.

L’objectif auxiliaire de la présence d’un média-bus circulant dans les quartiers excentrés peut mieux contribuer à faire connaître la ou les BM et inciter, par exemple, les habitants à s’y rendre malgré l’éloignement, d’autant que les collections moyennement présentées dans le véhicule de prêt sont souvent limitées à, pour les imprimés : 2000 / 3000 documents, suivant les dimensions des camions.

Pour que le projet soit cohérent il faudra être très attentifs pour que l’étude de faisabilité d’implantation d’un média-bus dans une commune, puisse bien présenter toutes les options et les solutions afférentes que l’on portera à :

  • Son Fonctionnement : ses tournées, le personnel afférent, le fonds de documents, la gestion et le nombre des dépôts (aux collectivités par exemple), la gestion du prêt, la fréquence des rotations du véhicule, les « arrêts » dans les lieux préétablis, leur périodicité afin d’assurer une bonne rotation des prêts ….
  • Les locaux : proximité avec les salles de traitement des documents avec le garage, acheminement des documents, dimensions du garage, dimension du magasin de diffusion et description des tâches que l’on y accomplit, implantation des rayonnages entre épis parallèles et double-face, allées de circulation, mobilier affecté et équipement informatique rattaché.
  • Les collections : nombre de documents et variétés des supports entre les catégories de lecteurs et le type : imprimés, numériques, périodiques, animés …
  • Conservation des fonds : la vie d’un média-bus s’organise entre ses tournées en plein air et ses séjours dans un garage ! Gare donc à la conservation des documents. L’humidité, la poussière, les émanations de gaz divers (si le véhicule n’est pas électrique), l’air confiné, des excès de chaleurs ou de froid, une ventilation insuffisante, l’éclairage … tout cela, si mal pensé, peut fortement nuire à une bonne conservation des fonds spécifiques au média-bus.
  • Le garage : Les dimensions ! Il est important que toute manœuvre du camion soit aisée afin de faciliter l’accès et le chargement du véhicule. Le revêtement du sol doit subir un traitement le rendant imperméable aux graisses, anti poussière et résistant au poinçonnement. Système d’évacuation des gaz brulés qui, par nature de leur combustion, ont tendance à stagner au sol. Bon éclairage (naturel si possible) et électrique. Les prises électriques (sécurisées) nécessaires. Des vestiaires et des sanitaires pour le(s) conducteurs….  

En somme un média-bus peut se révéler un atout supplémentaire d’une politique de lecture publique à condition cependant que son implantation dans un territoire soit bien pensée, bien préparée avec toutes les  prévisions de ses spécificités et ses utilisations nécessaires.

Après cela, il devrait pouvoir s’intégrer pleinement et d’une manière complémentaire, dans un réseau de lecture publique.

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Published by Sisyphe - dans Services Culturels
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