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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 23:22

Orientations culturelles-changement.jpgAujourd’hui, dans la plupart des échanges  qui animent les débats des professionnels de la culture en France, une thématique tout particulièrement fait controverse.

Quelles sont les origines et les évolutions possibles des métiers culturels ?

Ces questions intérpellent avec force les enjeux stratégiques du devenir du secteur culturel et participent efficacement à impulser les mutations qui attendent  notre profession.

Il s’agit ainsi de bien définir la véritable idée et le sens de cette évolution spécifique aux métiers culturels en les intégrant dans les notions des territoires, des réseaux et de la coopération.

Ce choix relève de deux constats complémentaires.

D’une part, la poursuite de la décentralisation qui, en donnant plus de poids aux collectivités territoriales, implique de relancer la réflexion sur l’orientation des politiques culturelles.

D’autre part, la transformation des modes d’intervention publique à partir de dispositifs comme, par exemple,  celui de la politique de la ville, ou des différentes procédures administratives, comme la création des "pays", ou encore les déploiements des l’intercommunalités, articulés au renouvellement des problématiques du développement local (et durable), et qui conduisent, eux aussi, à reconsidérer les modes d’action. Dans ce contexte, les politiques publiques attendent de la culture qu’elle assume bien des missions et plus celles particulièrement dédiées à :

  • favoriser le développement économique,
  • permettre une sociabilité locale,
  • susciter la participation et l’adhésion des politiques et des usagers,
  • développer l’attractivité d’une commune.

A ce titre, il devient  nécessaire de lier  la réflexion sur l’art, la culture et le territoire afin de donner du sens aux actions ainsi qu’une cohérence eu regard de tout un territoire.
Dans cette perspective de changement, il s’agit également de sortir d’une simple définition administrative du territoire, qui constitue aussi une limite des actions entreprises, pour re-penser non seulement les métiers culturels en termes de territoire « vécu », mais assurément aussi  du territoire « du projet ».

La question des métiers secoue donc positivement l'ensemble de la communauté professionnelle.

Elle est non seulement bénéfique, mais également nécessaire.

Les besoins de médiation culturelle d'aujourd’hui sont déterminés par les contraintes de l’action sur un territoire et par la multiplicité des logiques que cette action amène à confronter.

Il convient donc de comprendre quels sont les différents métiers de la médiation culturelle liés au territoire (agent de développement local, animateur du patrimoine, porteur de projet dans le cadre associatif…) et quelles sont, ensuite, les compétences nécessaires pour agir.

Enfin, l’organisation politique définit des périmètres de l'action (communaux, intercommunaux, départementaux ou régionaux) et les acteurs culturels recrutés dans ce cadre doivent en tenir compte, même s'ils sont parfois contraints par cette limite administrative et politique.

Comment « l’opérateur culturel » parvient-il donc à concilier les logiques de réseau (professionnel) et de territoire (local) ?

Comment parvient-il à développer des coopérations régionales, interrégionales, voir euro-régionales… ?

Le dépassement des limites administratives fait apparaître actuellement de nouveaux besoins et de nouvelles compétences.
Le défi est lancé.
Il s’agira pour l’ensemble de la profession culturelle, non seulement de relever ce challenge, mais également de conforter solidement la durabilité et la qualité des services rendus à la population en matière de culture et d’éducation pour mieux les réussir ensuite.

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Published by Sisyphe - dans La Territoriale
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commentaires

Cecile k 10/06/2009 21:22

Merci Dac de porter cette réflexion qui je le pense est tout à fait pertinente. La question du rapport au territoire est en effet essentielle du point de vue des métiers de la culture, avec quelques difficultés à souligner. Vu des politiques publiques, ou plus justement vu des élus, la difficulté principale me semble-t-il, consiste à faire converger différentes logiques ou plutôt différents intérêts politiques. En d'autres termes, comment mobiliser plusieurs échelons territoriaux (intercom, département, région) sur un projet de territoire (par exemple, un projet artistique en lien avec la population d'une ville qui est aussi celle d'un département et d'une région). En théorie, avec la clause de compétence générale, cela est envisageable, l'epcc étant, par ailleurs une forme qui permet cette coopération territoriale. Dans la pratique, on constate que c'est plus compliqué notamment lorsque les exécutifs locaux sont de bords politiques différents, chacun cherchant à récupérer le retour sur investissement qui, en la matière, est un retour sur territoire.A bientôt...

Sisyphe 11/06/2009 23:37



Bonjour Cécile K. Un authentique plaisir de te « revoir ».


Les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) obéissent à deux principes, qui contribuent à les
définir, en précisant leur rôle par rapport aux collectivités territoriales : le principe de spécialité signifie que les EPCI n’exercent que les compétences que leur ont attribuées les communes
qui en sont membres. Le principe d’exclusivité implique qu’une fois transférées à l’EPCI, ces compétences ne peuvent plus être exercées par les communes.


Les syndicats intercommunaux et les syndicats mixtes constituent la forme la plus souple de la coopération
intercommunale. Aucune compétence n’est obligatoire pour eux. A l’inverse, les EPCI à fiscalité propre détiennent obligatoirement certaines compétences fixées par le législateur. Ces compétences
se répartissent entre celles qui sont obligatoires et celles qui sont optionnelles choisies parmi des groupes de compétences dont un certain nombre doit être obligatoirement exercé par la
structure intercommunale. Par ailleurs, les EPCI peuvent être investis de l’exercice de compétences supplémentaires traditionnellement dénommées compétences facultatives. S’il y a ainsi des
problèmes politiques qui frictionnent entre territoires à la sensibilité politique différente, c’est parce que, parfois  certains acteurs politiques locaux n’y mettent pas vraiment du
sien.


Pour ce qu’il en est des EPCC, je te conseille la consultation d’un excellent blog professionnel d’un  confrère DAC
(qui par ailleurs est un « voisin » d’activité : 93)


Voici son lien (référence par mon propre blog :


http://ep2c.neufblog.com/


Ce confrère est un immense spécialiste dans le domaine des EPCC.


Tu pourras  t’y référer sans réserve.


Bien à toi.