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4 juillet 2009 6 04 /07 /juillet /2009 17:56

Culture-et-vertiges.jpgLa vision mondialiste, l’économie globale et  l’économie touristique, tous ces secteurs qui constituent, entre autre, le « marché de la culture », s’appuient aujourd’hui sur les moyens de production et de diffusion sans cesse améliorés sur le plan de la performance et de la technologie, pour assurer leur développement … économique.

A l’heure de la généralisation d’Internet (Web 2.0), de la conquête de l’espace, des hautes technologies, des transports, le paysage culturel est en constante mutation. Le concept de culture de masse a d’ores et déjà supplanté la notion de culture populaire et déjà acquis une dimension spatiale élargie au-delà des frontières nationales ou géopolitiques, soumises encore cependant à certains critères règlementaires et économiques.

Mais pour combien de temps encore ?
Le jeu concurrentiel, sur le plan économique, politique, culturel, artistique, personnel et industriel est un terrain privilégié pour le développement de la culture de masse.

Ce concept, ou plutôt ce phénomène qui s’articule aujourd’hui sous nos yeux, est d’une nouveauté inouïe.

Il semble donner une sensation de vertige lorsqu’on s’y penche. Une mise en abîme où le sol paraît se dérober sous nous pieds.

Il s’agit d’une sorte de mouvement social qui pourrait mieux nous aider, nous responsables de la culture publique que nous sommes,  à faire converger les publics vers des connaissances artistiques, culturelles inédites.  

Vers un système d’éducation, un mode de vie sociale et de pensée, d'un style de comportement  traduit par un acte de consommation qui se transformerait en médiation.

Des nouveaux codes de reconnaissance sociale aussi.

Une culture de globalisation qui n’intégrerait pas les critères de classement habituel des types de cultures par ailleurs existantes (politique, traditionnelle, des élites, …).
C’est en cela qu’elle est démocratique.

Dans le sens où elle concerne l’ensemble de la société, qu’elle est accessible globalement, au-delà des classes sociales.

La culture de masse peut aujourd’hui se définir par la production et les rendements qu’elle génère.

Pour atteindre ces objectifs, elle se diffuse et elle est promue par les supports média.

Cette culture globale n’existe cependant que par cet axe de possible diffusion médiatique.

Elle se fraye un chemin sinueux dans les  méandres de notre quête de plaisir et vit par le désir de la société, ce qui lui permet de se conceptualiser sur le plan commercial.

La culture de masse a aujourd’hui ses héros ou ses porte-parole, ses mythes, ses créateurs, derrière lesquels se reconnaissent un grand nombre de ses usagers qui revendiquent leur nouvelle identité de consommateurs.

Cette culture globale recouvre plusieurs courants culturels et d’expressions, auxquels chacun peut adhérer librement ou non et se manifeste sous diverses formes : artistiques, intellectuelles, vestimentaires, technologiques … lesquelles vont donner lieu à des rituels collectifs.

Animer des politiques culturelles dans nos banlieues ou dans les grandes agglomérations en direction notamment de nos plus jeunes générations de concitoyens, doit nous autoriser à alerter nos décideurs politiques de cette mutation qui s’opère aujourd’hui sous nos yeux.

La culture doit être intimement liée aux désirs et aux plaisirs du vivre ensemble.

Deux notions qui me paraissent incontournables pour sa propagation.

Mai 68 nous avait  enseigné que : « tout était politique ».

La crise planétaire que nous sommes en train de traverser en ce moment, et qui a fait disparaître dans le langage de la plupart de nos dirigeant tout raisonnement social,  nous aura appris que désormais : « tout est culture ».

C’est déjà ça.

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