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14 septembre 2009 1 14 /09 /septembre /2009 12:38

Monde-culturel.jpgBien se conduire a deux sens : un sens technique et un sens éthique.

En effet, au-delà de ce qu’il faut faire (ou s’abstenir de faire), il y a ce qu’il est convenable, honorable, respectable, voir admirable de faire.

Une notion nouvelle s’offre à nous.

A nos pratiques professionnelles qui, jusqu’à présent se contentaient d’indiquer un trop mail vieilli système binaire de : « savoir-faire » et de « savoir-être », il convient désormais d’y associer le « savoir-vivre » professionnel.

Une forme nouvelle d’approche éthique qui impliquerait de bien se construire dans un cadre déontologique, c’est à dire selon les principes éthiques partagés par la profession.

Evidemment comme dans chaque milieu, voir dans chaque famille professionnelle, ce "savoir-vivre" évolue et se discute.
Il s’agit en tout cas pour nos métiers rattachés à l’intérêt collectif, à la fois d’une culture et d’un langage.
D’une histoire aussi et d’un lien de groupe.

En un mot, il s’agit de ce qui constitue la communauté au sens « ethnologique ».

Toute situation de culture dans le service public relève d’un système complexe qui rend impossible la généralité.

L’intérêt général que nous ambitionnons dans le cadre de notre activité d’agents territoriaux est situé entre une éthique personnelle parfois complaisante et une déontologie générale manquant de règles très normées.

Cela nous pousse parfois à vivre comme dans un clan, dans une tribu, c'est-à-dire à évoluer exclusivement avec ceux qui partagent le même langage, les mêmes évènements, la même vie professionnelle… En en mot : nos pairs.

C’est un particularisme - trop ? - fréquent des métiers artistiques et culturels.

Comment donc dans ce contexte identitaire extrême, où le « tout » absorbe la somme des « parties », la qualité de l’évaluation professionnelle pourrait traverser plusieurs domaines de compétences alors que nos pratiques professionnelles sont confrontées à notre seul « savoir-faire » et à notre unique « savoir-être » ?

Comment donc réussir notre évaluation de notre « savoir-vivre » si, distincts, nous nous disséminons dans l'agglomérat ambiant ?

Si on laisse tomber un vase au sol, il nous reste la somme des parties.

Ce seraient-ils donc ces fragments brisés qui nous permettraient-ils d’évaluer avec précision le vase  fracassé ?

L’évaluation des « savoir-être » et des « savoir-faire » tient d’un système complexe.

La seule évaluation qui soit à la fois transversale de ces deux propriétés réside dans notre capacité de raconter et de percevoir clairement notre « savoir-vivre » le métier.

Loin de toute tribu ou de clans qui pratiqueraient  le repli sur soi, nous voici en explorateurs curieux d’aptitudes professionnelles nouvelles qui nous responsabiliseraient  et qui nous ouvriraient  davantage dans notre relation à nous-mêmes et aux autres dans une positon d’allégeance et de partage de valeurs éthiques exaltants car  toujours en mouvement et perpétuellement susceptibles d’évoluer.

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Published by Sisyphe - dans Ethique
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