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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 12:46

Pedalage FPTComme d’habitude en cette veille de  fêtes de fin d’année, l’évaluation des équipes et le peaufinage aux ultimes correctifs du « traditionnel » budget primitif avant les imminents arbitrages d’usage,  soumettent à rude épreuve notre résistance au stress… et au changement aussi.

 

Toujours aussi mal préparés, toujours aussi en retard. Des sempiternels reports et autres atermoiements qui énervent,  agrémentent et illustrent admirablement bien, l’état  coutumier avec lequel nous terminons l’année.

 

Les cadres territoriaux sont soumis, eux-aussi, à la forte pression qu’exerce sur eux l’organisation de (leur) travail, n’est ce pas ?

 

Régulièrement, en cette période de l’année, ou alors à chaque fois que le calendrier s’y prête,  nous nous apercevons, en toute bonne foi, en train d'invoquer une bien aléatoire promesse de changement dans notre approche  future de ces pourtant  coutumières et obligatoires procédures administratives.

 

Promis-juré, l’année prochaine on s’y prendra autrement et, bien sur,  plus précocement ... !

 

Et, immanquablement, aujourd’hui pas moins que demain, nous y retombons dedans avec une toujours plus ou moins  impréparation affirmée …

 

Les « notations » et la préparation du BP, ces deux marronniers de fin d’année, parce que justement ces deux rendez-vous sont récurrents, illustrent à merveille la lenteur des transformations qui s’opèrent en matière de management et de, pour bon nombre d'entre nous, notre chétive capacité d’anticipation.

 

Il apparaît alors clair  que changer de méthode dans nos pratiques de gestion, si méthode il y a, pourrait  autrement constituer un intéressant facteur de pilotage pour les attentes de nos collaborateurs - et de nos élus - en matière des réponses efficientes, car réactives, que nous saurions capables d’y apporter en matière de management des équipes et de la gestion des équipements.

 

Partout ailleurs, dans bien d’autres secteurs d’activité publics ou privés : santé, éducation, communication, finance, NTIC … les modes de management connaissent aujourd’hui des évolutions importantes tandis que dans la territoriale, l’immuable : « poids de l’histoire » ne semble pas favorablement plaider pour une transformation de notre style managérial.

 

Les pratiques de gestion  sont aujourd'hui en fort développement. Ces changements constituent les facteurs principaux de croissance d'une organisation. Ils illustrent aussi, pour l’essentiel, de sa capacité innée de convertir, par l'innovation,  ses propres procédures.

 

Par exemple, l’autonomie des salariés augmente compte tenu des besoins des structures d’avoir des personnels réactifs, pouvant agir et réagir rapidement dans des contextes moins stabilisés qu’auparavant.

 

On ne peu plus attendre des instructions de travail du « chef » pour agir, surtout quand il s’agit de répondre à un besoin immédiat de l’usager.

 

Nonobstant, ne nous y trompons pas. Autonomie ne signifie pas indépendance. Les systèmes de contrôle, un peu partout, s’affinent.

 

Etre en capacité de bien « savoir déléguer » semble indispensable aujourd'hui pour les cadres en exercice car une aptitude primordiale du "bon" manager est celle de : « savoir transmettre ».  

 

Pour le(s) collaborateur(s), la contrepartie de l’autonomie c’est le compte rendu, le débriefing régulier, le retour d’information permanent qui autorise chaque cadre à intervenir sur les processus  bien avant que les résultants soient atteints.

 

Ces novelles relations de travail fonctionnent d’autant mieux qu’elles ne reposent plus vraiment sur des rapports de subordination, mais plutôt sur une « contractualisation » de fait entre le cadre et son direct collaborateur.


Un « contrat » qui présenterait, le plus distinctement possible, les objectifs à atteindre autant qu'il défininirait, tout aussi clairement,  les modalités, les délais et/ou les moyens octroyés pour y parvenir.

 

Chacun s’engage alors à l’égard de l’autre, l’un sur les moyens à fournir et la reconnaissance du travail effectué, l’autre sur l’engagement à produire dans les conditions convenues.

 

Ah ! Ces sempiternels et si surannés entretiens de fin d’année dits de : « notation » (si, si ça existe encore !)

 

Exténué aussi, de ces BP annuel dits : « à moyens constants » (crise oblige !) et qui indiquent, subliminalement en somme, de « reprendre les mêmes » - erreurs -  et de recommencer…

 

Tout est ainsi bien en place et bien ficelé pour que rien, pour une année encore,  ne puisse changer et pour que, entre les problématiques liées au  management de  la structure et « l’encadrement » des équipes,  la prise en compte des problématiques à traiter soit, avec le plus grand soin et une fois de plus, esquivée.

 

Bonnes Fêtes quand-même….

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Published by Sisyphe - dans La Territoriale
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