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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 13:37

coaching 2Les coachs ? Leurs prestations pullulent aussi dans la fonction publique autant qu’elles polluent le monde de l’entreprise.

 

Les coachs, ils sont partout. Leur mission, parait-il, serait de regonfler à bloc les cadres en matière de repères. Ailleurs, ils escortent les prétendants « stars » des téléréalités ou encore, ils programment la victoire des athlètes …

 

Tout un programme. Mieux : tout un business … !

 

Pas une seule semaine sans que des ouvrages louangeurs sur le coaching personnel et autres techniques « d’amplification de la personnalité »  n’enviassent les rayonnages des libraires et/ou, pire encore, de bon nombre de nos bibliothèques publiques.

 

Un véritable rouleau compresseur qui écrase tout sur son passage.

 

Ces nouveaux maîtres sont pourtant bel et bien des vendeurs de vent. Ils dorlotent les individus en les berçant d’illusions.

 

Ils propagent un discours formaté, conformiste, attendu et élaboré à partir de truismes, rôles, stéréotypes et autres modèles sociaux dominants du moment.

 

Tout aussi grotesques et aberrants que les stages de « survie avec couteau suisse », ou sauts à l’élastique d’il y a vingt ans, la mode d’aujourd’hui du coaching à tout va, arase les individus en les rendant conformes à ce que la société - et le monde du travail - attendent d’eux.

 

Impossible dans ces conditions, de trouver sa propre voie ou  son épanouissement personnel distinct. Tu parles d’une assistance … !

 

Mais avons-nous vraiment besoin de ces tuteurs, de ces nouveaux gourous, de ces guides pour nous dire qui nous sommes ?

 

Avons-nous besoin de gardiens, de précepteurs, d’accompagnateurs, de bergers ou encore de mentors pour … positiver ? Moins qu’on ne le croit.

 

La société du coaching, n’en déplaise aux planificateurs de nos catalogues régionaux  de formation du CNFPT, n’a pas de réponse à tout.

 

Elle ne détient pas de recettes miracle.

 

Ce qui compte, au fond, pour trouver du sens et du plaisir aux choses, c’est de cultiver son esprit critique, son libre-arbitre.

 

S’interroger, explorer et remettre en question ses propres certitudes plutôt que de suivre le troupeau de « moutons  de Panurge » - très feng-shui-up-to-date, et qui font, hélas, si fureur par ces temps-ci …

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commentaires

sandra 14/03/2010 12:28


Bonjour,

Je vous remercie d'avoir modéré votre propos sur les coachs et leur influence au sein des organisation. Tout comme Xavier, j'ai été surprise par le ton  de votre billet initial et je partage
sa réflexion. Surtout n'y voyez pas là un conformisme dont vous avez fait l'apologie !!!!
Comme dans toutes professions, dans tous les secteurs d'activité,  il y a dans le monde du Conseil, de la Formation et du Coaching des personnes qui font leur métier
avec professionnalisme et des personnes moins compétentes et/ou moins scrupuleuses.
Je vous suggère, si vous envisagez un jour d'avoir recours à l'accompagnement d'un coach, de vous intéresser à son parcours : quelle est son expérience professionnelle ? dans quels
secteurs d'activité ? Quel age a-t-il ? ou s'est-il formé et surtout ou fait-il superviser ses pratiques de coaching ? car un professionnel ne détient pas de vérité totale et absolue : il apprend
en permanence et surtout il pense à faire le ménage chez lui avec un tiers qualifié pour accompagner de la manière la plus éthique possible son client dans la réalisation de ce qui est important
pour lui !
 


Sisyphe 16/03/2010 10:02



Bonjour Sandra,


Merci pour vos suggestions et conseils extrêmement articulés.


Ils méritent, je crois, d’être amplement diffusés afin de permettre la bonne sélection d’un « mentor » à la fois compétent et efficace.


Chapeau bas aussi à l’AEC (Association européenne de coaching) laquelle, assez courageusement il faut dire, va progressivement s’efforcer de professionnaliser le
métier avec ses propres exigences : un code de déontologie et une accréditation validant une formation et une expérience suffisante, un travail préalable sur soi-même et, surtout, un
contrôle exercé par un superviseur afin de cesser avec la grande pagaille ambiante qui existe dans la (votre ?) profession car, entre coaching d’entreprise et coaching individuel, entre
management et psychothérapies multiples, on ne s’y retrouvait pas toujours (c’est une litote !)


Veuillez aussi noter, chère Sandra, que la même AEC s’apprête à passer à un niveau supérieur : en liaison avec les principales associations comme la Société
française de coaching ou encore l’International Coach Fédération, elle négocie avec les autres pays européens un système d’accréditation qui sera – enfin – validé par Bruxelles…


Un effort salutaire d’éclaircissement qui, nous l’espérons tous, parviendra enfin, dans l’intérêt général,  à faire un
bienveillant « ménage » (ou tri) entre la bonne graine et l’ivraie ….


Il était temps, n’est ce pas ?


 



xavier 07/03/2010 21:17


Que d'amalgames! Que de hargne! Un blog doit-il juste traduire incontinent tout ce qui traverse notre esprit ou être le reflet d'une investigation minimum? A moins s'il s'agice ici de régler des
comptes, mais alors autant nous raconter toute l'histoire, et elle seule...

Il y a de multiples formes de coaching comme il y a de multiples de coachs.

En feuilletant quelques livres sur le sujet, vous découvririez qu'il n'y a pas que des coachs incompétents, que tous ne sont pas au service du grand libéral ou de l'administration, que beaucoup
mettent le sujet au centre de leurs préoccupations, que la plupart n'ont pas de solution toute faite et que, surtout, le but essentiel d'un bon coaching est d'ACCOMPAGNER, pour rendre au
sujet son AUTONOMIE et lui permettre de décider de sa vie, rien de plus.


Sisyphe 08/03/2010 09:51



Bonjour à vous (d’abord),


Et un sincère merci pour l’intérêt que vous semblez manifester à ces quelques pages numériques personnelles …


Il y avait en effet, dans la note en objet,  un brin d’agacement personnel et … un peu d’humour aussi …
Comme vous je pense qu'il est primordial de ne pas confondre les honnêtes (et qualifiés) "professionnels de l'accompagnement", avec les cohortes de "gourous" hasardeux surfant, avec moult
opportunité, dans ce marché - très - porteur et à la mode ...


Inciter tout chacun à la prudence et à la circonspection avant toute éventuelle souscription d'une quelconque prestation de coaching, ça aussi relève du
… service public.


Et l’intérêt général, vous l’aurez assurément compris est -  comme dirait l’autre - ma passion !



american heroe 27/01/2010 19:16


le " coaching' je n'aime pas non plus ce terme, les importations anglo-saxonnes ne sont pas toujours heureuses, et en l'occurence, celle-ci est carrément grincheuse. Beau blog, je reviendrais.
C'est ton avatar qui  a attiré mon attention !


Sisyphe 28/01/2010 08:13



Merci pour ce passage et pour les éloges exprimés qui me
touchent  indubitablement.



Cultures et Collectivites Locales 16/01/2010 17:44


Pédagogue effectivement et ponctuellement, mais avant tout juriste et fière d'apporter une contribution aux collectivités et aux acteurs culturels.


Sisyphe 16/01/2010 17:58



Merci pour vos contributions et pour vos apports personnels aux débats sur la formation dans les collectivités territoriales et du  secteur culturel et
artistique.



cultures et collectivites locales, Lydie Grondin 15/01/2010 21:07


Nos amis les coaches, ces nouveaux cochers engagés pour conduire des attelages improbables composés d'utopies, d'illusions sociales, d'une demande de pragmatisme accéléré des collectivités,
accompagnent la conduite du changement en developpant souvent des virus, des archétypes de comportements. Nos amis les coaches prennent parfois cette appellation digne d'une hotte de père Noël pour
masquer, souvent, des incompetences, ou plûtôt des compétences trop généralistes compte tenu de la problématique à résoudre. Mais nos amis les coaches exploitent finalement, sans le vouloir, un
terrain laissé parfois  en jachère. Celui, si l'on fait référence aux formations -et notamment CNFPT-vacant des formations pointues, techniques, visionnaires sur les politiques publiques, les
problématiques artistiques Celui des formations et des rencontres vitales, celles qui bouleversent notre vie, remettent en cause notre manière de penser, de gérer...
PS : je ne suis pas coach


Sisyphe 16/01/2010 16:14



Oui, Lydie, vous avez raison. Il serait bien nécessaire, enfin, d’innover en matière de
formation.


Le coaching individuel, loin de répondre  aux véritables besoins d’apprentissage et d’autonomie,
 produit trop des risques « d’emprise » sur les individus.   
De dérives sectaires aussi …


Le coaching présente potentiellement aussi certains dangers inhérents à l’éthique. Un risque qui s’accentue
lors de toute prestation « intellectuelle » et à la proximité, très intime, de la relation que le coach entretient avec le coaché.


Le problème le plus évidentn et qui est commun aussi au conseil, est notamment celui de la confidentialité.
 Le coaché livre souvent des informations très personnelles sur lui-même ou encore des informations critiques sur ses collègues ou son environnement de travail.


Ces informations peuvent être utilisées contre le « client » si elles ne sont pas gardées
confidentielles. La question se pose également aussi lorsque la collectivité (ou l'entreprise) utilise des coachs en interne. En somme : qui coache alors le coach ?


De plus, de par le conduite même du coach, le coaching peut aussi en théorie présenter, épisodiquement, un
risque de manipulation du coaché comme cela est le cas dans toute relation - ou message -  entre des individus.  


Le coaching présente  parfois,  certaines limites trop spécifiques aux relations
« d’aides » attenantes aux procédés des psychothérapies de type : sentiment de puissance ou transfert/contre–transfert, etc.


Pas vraiment certain que ça soit ce type d’accompagnement qui surviendra, in fine, à l’acquisition de 
procédés professionnels nous permettant d’améliorer à la fois les  performances, les résultats, la bonne gestion des équipes ainsi que le respect des échéances qui perpétuellement engagent
nos actions vis-à-vis de  l’usager et de nos élus…


PS : Soyez sans crainte, Lydie, j’ai bien compris, en ce qui vous concerne, que vous êtes une pédagogue et
non … un(e) coach.