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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 11:35

identit--professionnelle.jpgQue d'immenses chantiers, que des hautes réformes du service public que l'on nous promet en lieu et place de la situation présente laquelle, semble-t-il, ne parait plus convenir ni aux administrés, ni aux territoires, ni aux agents territoriaux eux-mêmes ...

Va pour le changement, alors. Mais pour quoi faire ?

Bâtir une identité commune, soit. Mais comment ?

Pour expérimenter la construction de cette identité partagée entre l’usager, le territoire et l’agent public, il serait utile d’identifier d’abord, quelles « passerelles » existent pour relier  ces différents écueils.

Guère aisé comme exercice.

Pour les agents de la fonction publique territoriale que nous sommes, il n’est pas facile de passer d’une culture et d’une identité de « service », à une identité et à une culture de « prestations ».

Certes, cela  peut être facteur d’intérêt, de curiosité et, qui sait, de dynamisme aussi.

Il en reste pas moins que ce « glissement » de nos pratiques, sait se révéler extrêmement complexe à mettre en œuvre.

Ces changements suscitent en nous tous des véritables interrogations car, souvent, nous nous confrontons aux résistances dues au « poids de l’histoire ».

Cela contribue aussi à l’avènement en nous de l’inquiétude, peut-être à tort, que nous nous orientons vers une dérive gestionnaire si spécifique au modèle entrepreneurial.

Avec notre identité culturelle et nos ressources (expertises, capacités, adaptabilité, compétences …), nous nous questionnons également sur la manière dont nous allons devoir accomplir ces changements dans un espace qui disposera, peut-être, d’autres valeurs et d’autres habitudes que celles que nous connaissons aujourd’hui.

Quelles autres nouvelles interprétations au « service public » donnerons-nous demain aux actuelles ?

Il faudra veiller aussi que les changements ne participent pas à annihiler les personnalités individuelles ni, encor moins,  faire l’impasse sur les personnes.

Pour que le changement s’établisse avec succès, il faudra donner la priorité à la construction et la cohésion de la collectivité dans un but non seulement de performance professionnelle mais aussi dans la recherche du plaisir de travailler en équipe.

Piloté vers des objectifs communs et partagés, le collectif de travail favorise toujours l’émergence de capacités supplémentaires.

De même, que l’attrait de réaliser à plusieurs des projets innovants, sait stimuler efficacement et durablement chaque individu.

Les nouvelles autorités territoriales qui émergeront demain, devront concevoir, mettre en œuvre et piloter, pour les usagers comme pour ses propres agents, un sentiment puissant d’appartenance collective à une communauté distinctive.

Une identité même de famille en somme et qui ne serait rien d’autre -  au niveau local - ce que le pays tout entier rechercherait si fébrilement en ce moment même, à savoir : la capacité de définir précisément l’identité distincte de chacun de nous, dans une nation plurielle, équitable, fraternelle et, fermement aussi : citoyenne.

Des valeurs sociales  et d’une éthique professionnelle puissante et qui, rattachées  à notre mission d’agents territoriaux,  auraient pour objectif l’émergence d’un sentiment d’intégration, de sécurité, de confiance et d’insertion de chaque individu au sein d’un même groupe ou d’une même communauté.

Une démarche de transmutation qui faciliterait perpétuellement ainsi la forte  implication de chaque être dans un projet non seulement ambitieux, mais également incluant des amples portées  tournées vers l’indispensable : "intérêt collectif".

Choisir un groupe et adhérer ensuite à ses valeurs,  cela requiert des « ponts » qui permettent de nous forger une opinion claire sur les transformations à la fois personnelles et professionnelles initiées.

Des ouvertures qui nous questionnent et interpellent efficacement quant aux références « métier » et sociétales qui sont les nôtres.

Sur les « cultures » qui sont en nous et qui impactent plus globalement nos propres valeurs d’individus.

Sur la robustesse de l’éthique nécessaire qui nous encouragerait et qui nous stimulerait à emprunter résolument les voies, ou les projets, qui nous attendent.

Seules ces valeurs, seuls ces principes nous permettrons demain de mieux appréhender le nouvel environnement où notre métier sera appelé à se reconstruire.

Intériorisés et reliés à des principes éthiques et sociaux renouvelés de la représentation que nous avons de « intérêt général », nous parviendrons à donner du sens et un nouvel élan à l’ensemble de nos actions.

De surtout parvenir à nous considérer en symétrie avec des fondements communément admis et qui accepteraient l’éclosion, sur ces mêmes socles éthiques communs, de nos propres identités professionnelles revigorées.

Agents territoriaux, nos missions de service public aujourd’hui exigent et incarnent plus que jamais le partage de ces valeurs prépondérantes qui sachent exhorter : le respect, la dignité, l’équité et l’intégrité de la personne.

Jadis il suffisait, pour avoir la « bonne fibre » d’agent public, de se contenter de véhiculer simplement, dans nos pratiques professionnelles, une bonne dose de principes : altruistes et sociaux.

Demain, nous devrons être également porteurs, dans nos démarches, d’une plus vigoureuse  cohérence et efficacité professionnelle capable de donner encore plus de sens à nos actions.

Nous devrons également être capables aussi d’entrer en concordance et d’adhérer avec les valeurs, les perspectives

et les projets qui seront énoncés par les collectivités.

Une attitude qui favorisera l’acceptation des contraintes du milieu où s’exercera notre activité professionnelle. Un environnement qui, comme nous-mêmes, sera confronté aux mêmes embûches attachées à la somme des problématiques inséparables du changement.

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Published by Sisyphe - dans La Territoriale
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commentaires

rozéfré 16/11/2009 17:52


Changer pour changer parce sans changement rien ne change!
A quoi ça sert d'être élu alors?
Et aussi et surtout, quand cela ne change pas on se fait ch... même si c'est pire qu'avant.
il faut changer pour se rendre compte, u'au final, il faut reveniren arrière, mais surtout, faut pas le dire, sinon certains pourraient dire qu'il n'a rien changé..........



Sisyphe 17/11/2009 09:15



(Sourire)


Intéressants … embrouillaminis …


… Mais illustrant assez bien le charabia ambiant régnant, de temps à autre, dans la complexité ambiante de la territoriale …


Cela mériterait quelque éclaircissement, n’est ce pas ?


Affaire (culturelle) à suivre donc…