Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
28 août 2010 6 28 /08 /août /2010 19:36

Histoire-de-l-art.-Femme.jpgCi dessous, une vidéo d’une enthousiasmante richesse réalisée en 2007 par Philip Scott Johnson et dépeignant un flamboyant hommage à la femme dans l’art.

L’accompagnement musical celui de la : Sarabande, suite pour Violoncelle n° 1 de Bach.

Cette vidéo est un vrai chef d'œuvre de l'art digital rendu possible grâce au logiciel de « morphing » pour les images : Fanta Morph d'Abrosoft.

Cet ouvrage numérique illustre la parfaite maîtrise technique de l’auteur et témoigne également de sa créativité artistique.

En quelques images cette vidéo dévoile aussi, pour les novices en histoire de l’art, l’extraordinaire génie de ces maîtres de la peinture et de l’évolution du patrimoine pictural occidental durant ces dernières 500 années.

 

 

A voir et à revoir sans retenue.   

Repost 0
Published by Sisyphe - dans Art & Culture
commenter cet article
20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 23:42

louise-bourgeois-copie-1.jpgPas vraiment une escapade romantique mais assurément amoureuse que celle effectuée à Venise en ces dernières semaines afin, entre autre, d’aller consigner, si besoin était, l’extraordinaire vitalité de Louise Bourgeois et de bon nombre de ses œuvres extrêmement rares, voire confidentielles, exposées depuis le 5 juin, soit quelques jours à peine après la mort de l’artiste, et jusqu’au 19 septembre prochain, dans cette formidable « machine » à exposer vénitienne, complètement repensée par Renzo Piano, que sont les Magazzini del Sale, aux Zattere.

Beaucoup d’émotion donc dans cette rétrospective d’une surprenante modernité mise en espace par le singulier talent de Germano Celant avec la collaboration avec Jerry Gorovoy du : Bourgeois Studio de New York. 

Cette exposition aux « Magazzini »  autre qu’accueillir des dessins d'architecture et diverses autres sculptures de la plasticienne, présente également des œuvres en tissu pratiquement ignorées, comme cette séquence textile, fabriquée de 2002 à 2008, et qui introduit  le visiteur dans  l’inconscient le plus intime de l’artiste.

Des œuvres d'une présence légère et qui contrastent ici, avec ses plus volumineuses et métalliques créations davantage connues.

Un ensemble d’émouvants et fragiles  travaux réalisés, pour la majorité, avec des vêtements de ses êtres chers dont sa propre mère.

Une anthologie complète qui renforce la perception de ces images exposées et qui reconquièrent les problématiques essentielles de la production sculpturale de Louise Bourgeois.

Un parcours inédit et inhabituel qui nous plonge dans une fervente proximité avec cette artiste désormais disparue et dont cette production inédite complète un catalogue imaginaire qui nous fait recouvrer, avec mélancolie, l’évocation de ses productions plus familières.

Repost 0
Published by Sisyphe - dans Art & Culture
commenter cet article
7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 13:35

 

 Langue-de-bois-et-institutions-2.jpgIl faut bien avouer, la langue de bois aujourd’hui s’est bien généralisée.

Elle nous paraît fort loin cette période où, dans ces impénétrables cabinets du tout aussi secret bunker de la place du Colonel Fabien, on pressentait le foisonnement  de ce langage à la fois officiel et exclusif, si spécifique aux cadres du « Parti » d’alors.

Un modèle d’expression et de communication solidement  arrimé à des concepts  toujours plus abscons les uns que les autres  et  apprêté d’acclamations pour un « socialisme » dénué de tout périmètre identifiable dans ses  aspirations en direction d’un « peuple de travailleurs » dont on ne connaissait - déjà - plus sa réelle physionomie…

Aujourd’hui la langue de bois est partout.

Elle s’est  propagée dans la plupart de  nos classes dirigeantes. Elle est animée par des politiciens  de tous bords, industriels, journalistes, fonctionnaires, syndicalistes et tant d’autres représentants de la société civile, sans oublier, of course, la toute récente pathétique, autant qu’ inefficace, tentative de « parler teck » de nos sportifs tricolores, de leurs instances fédérales et de tutelle.

Et la culture dans tout ça ?

Quid de ces grandes figures actuelles  qui revendiquent l’héritage  des années 60-70 ?

Une épopée de  défricheurs - justement -  qui exprimaient, au niveau de toute une société, une exigence à la fois créative et populaire,  faite de : subjectivité, d’antagonismes, de recomposition des modèles sociaux, éducatifs et culturels  qui appelaient à aménager, à l’échelle de toute une société, un vaste projet communautaire et généreux .

Las ! La langue en "essence exotique", semble désormais progresser auprès de nos plus éminents messagers autoproclamés :  «hauts  émissaires officiels » de la grande famille culturelle et artistique.

Un langage qui trouve sa robustesse dans la liquidation scélérate de ces remarquables « forêts », à la fois rares et vierges, de la libre pensée.

On assiste à l’avènement en catimini d’un galimatias « politiquement correct » qui gangrène le monde de la culture et qui façonne un modèle de pensée unique qui arase les esprits et la critique.

Massivement présente dans le "biotope" de la culture et des arts, dans le monde littéraire, les arts  plastiques, le spectacle vivant, la musique,  la langue de bois, et la « bien-pensance »  qu’elle engendre, nous empêche de raisonner autrement que par la doctrine indiquée.

D’abandonner ainsi définitivement, nos rêves et nos révoltes.

 

 

Lisse et parfaitement polie, la langue de bois, nous permet de glisser progressivement  vers l’endormissement, la léthargie ou la torpeur.

Son but étant d’élaborer un point de vue « étalon » et de le prescrire dans l’ensemble  des  voies de la création artistique et culturelle pour qu’il nous paraisse impossible ensuite,  ou dérisoire, d’exprimer une opinion non conforme à l’orthodoxie ambiante.

Un langage  institutionnel  « sylvestre » qui fleure bon le sapin. Apte à installer durablement un dense  nuage de brouillard - ou de fumée  -  mental.

Un  « patois » incompréhensible  bâti, par nos élites,  en pur teck  imputrescible prohibant si convenablement l’aventure collective et la créativité.

Qui stérilise et appauvrit,  sous une couche lisse et épaisse de vernis aseptisé, toute capacité d’autonomie et l’autodétermination.

La langue de bois institutionnelle est pourtant  bien identifiable dans l’ensemble des  messages  véhiculés par les apparatchiks culturels.

Pour l'identifier il suffit de reconnaître à quel point ces "figures"  se sont hâtivement emparées du pouvoir à l’aide de féroces putschs institutionnels, soutenus par le "réseautage" et les clans partisans.

Ou encore de convenir de la manière dont ces "physionomies"  envisagent, dans la durée, de conserver leurs prérogatives fabriquées autour de : postes, missions, subventions et autres  abondants "moyens" en tout genre ….

Des postures dogmatiques et intrinsèquement jointes à un langage convenu qui s’auto reproduit  et qui prospère grâce  au  découragement des publics  et par l’absence de tout contre-pouvoir, ou encore, par la renonciation de certains confrères territoriaux et, il faut bien le dire, par bon nombre d'élus "comprimés" par la pression  - ou les  lubies - de ces "stars" qu'ils accueillent...

Aujourd'hui la langue de bois pratiquée dans bon nombre d’institutions culturelles s’utilise aussi pour évincer toute critique et toute évaluation des actions conduites localement.

Pour  oindre et asservir des stratégies d’influence profitables aux uniques intérêts personnels plus ou moins avouables d'une minorité qui méprise et qui honnit, avec un cynisme  inégalé, l'intérêt général.

Au fond, manipuler autrui ça équivaut, tout simplement, l’empêcher de comprendre.

Repost 0
Published by Sisyphe - dans Art & Culture
commenter cet article
1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 16:19

 

transat---festival.jpgVoilà, le mois de  juillet est enfin là.

Comment ne pas se mettre à rêver, dans cette France aux mille festivals, à l'existence d'un périple idéal et pouvant nous contenter en matière de culture, d’aventure et de découvertes.

Un tracé idéalement étudié  qui condenserait, dans un catalogue idéal, notre sélection  issue de toutes ces manifestations culturelles et autres  spectacles gratuits  - ou pas -  qui concèdent si généreusement, en cette période de l’année,  une offre inépuisable.

Un aperçu  intime et riche à partager et à échanger au fil des rencontres  avec  tant  de gens, forcement intéressants, enthousiastes  et attachants que l’on  discernerait,  en profusion, dans ces merveilleuses agoras si propices au dialogue et au troc de nos meilleurs "plans" culturels.

Il  existe  des utopies bien moins prometteuses en matière de progrès social ….

La grande transhumance culturelle des juillettistes amateurs de culture a bel et bien commencé son grand essaimage annuel.

Dans ce mouvement massif qui nous pousse vers le soleil et la culture, il y a, chez nous, comme un prolongement de l’exception culturelle à la Française que bon nombre de nos voisins Européens nous envie.

Entre les mélopées soporifiques  des cigales du sud qui invitent, entre deux apéritifs, à la sieste, et le débonnaire bruissement des embruns « petits bretons » tant saturés en iode marin qui nous piquent les narines,  comment lister d’une manière exhaustive toutes ces opportunités qui, un mois durant, s’enchevêtrerons les unes aux autres dans cette pléthorique sarabande de : spectacles, de concerts, de rencontres littéraires, photographiques, cinématographiques, musicales, scientifiques ou, que sais-je d’autre : patrimoniales.

Sans oublier les  foires, les salons, les expositions, les cours d’art et d’histoire ...

Ou encore les ballades, les flâneries, les excursions, les visites et autres circuits pittoresques, tous plus instructifs  les uns que les autres.

Un art et une manière de partir en vacances en essayant de faire coïncider nos nécessités de détente et de ressourcement,  à un projet lié à un besoin primordial en  découvertes culturelles et artistiques.

Une programmation culturelle  idéale et que n’importe quel Dac territorial (ou d’élu)  rêverait de concevoir et de mettre en œuvre, durant toute une année,  pour sa propre « saison culturelle ».

Indiscutablement en France cette année encore, l’offre culturelle festivalière sera pléthorique.

On ne va pas s’en plaindre, n’est ce pas ?

Et si on y allait faire un petit tour nous aussi ?

Nul excès à craindre dans cette surabondance de thèmes proposés.

Au fils d’une géographie sans cesse changeante, il y a fort à parier que les rencontres seront, cette année encore, exceptionnelles.

Et vous ? Vous ferez quoi cet été ?

Bon, il est grand temps de se mettre en mode : « Parasol On ».

Allez !  Bonnes vacances à vous toutes et tous...

Repost 0
Published by Sisyphe - dans Art & Culture
commenter cet article
8 juin 2010 2 08 /06 /juin /2010 18:37

louise bourgeoisMa première et personnelle rencontre avec la plasticienne Louise Bourgeois, ou plutôt avec son œuvre,  remonte dans les années 1993 à la XLV Biennale de Venise et en 1995 pour l’édition suivante de la célèbre « Mostra » Vénitienne où, Jean Clair avait également invité l’artiste autour de la thématique « Identité et altérité » engendrant le cœur de cette XLVI édition de la Biennale.

 

Ici et là on pouvait apercevoir la petite et fluette silhouette de Louise Bourgeois, interrogeant tantôt en français,  tantôt en anglais,  les visiteurs au sujet de son installation.En apprenant la semaine dernière, depuis mon récent séjour à Venise, la nouvelle de sa disparition à l’âge de 98 ans, j’ai eu comme l’impression qu’un signe puissant me sollicitait car la ville lagunaire s’apprêtait à consacrer, à partir du 4 juin courant, une énième rétrospective qui lui était consacrée.  

 

Cette  Mostra  Louise Bourgeois ne la verra pas, de même que nous n'apercevrons plus cette artiste dans ses déambulations inspirées et organiques qui tant, jadis,  nous ont émerveillés et interpellés à la fois.

 

Elle avait attendu, dans les années 60,  le souffle minimaliste pour montrer ses premiers signes d’une certaine émanation créative contemporaine - et qui plus tard inspireront, dans la théorisation de son anti-form  si cher à Robert Morris -  ses premières créations morbides, flexueuses et indéfinies si symptomatiques de son style artistique.

 

Les pourtours de ses nouvelles figures ont favorisé alors une lecture comme anticipatrice de son renouveau et  qui a, depuis, transformé son travail en excentrique,  à l’opposé de la rigueur modulaire qui autrefois caractérisait ses créations.  

 

Plus que des influences approximatives, ses authentiques rencontres artistiques avec un Dali, Meret, Oppenheim, Tanguy et Claes Oldenburg, ont favorisé chez elle l’émergence dell’eccentric abstraction. Des racines indéfinies et improbables agréant  chez elle des passerelles entre le surréalisme et le pop art.

 

Le ’68, et le mouvement italien : Arte Povera devait également transiter dans ses influences balisant de la sorte et à jamais, ses nouveaux élans tendus vers les trajectoires de femmes engagées dans le mouvement féministe telle qu’Eva Hesse.

 

Les années 1980,  très intenses,  virent ensuite sa consécration – du Moma de New York en passant  Musée d’Art Moderne de Paris, un peu partout dans le monde.

La légende Bourgeois était née.

 

 

 

Dans ses œuvres, fécondées par un éreintant travail de retranscription autour des thématiques de : l’anxiété, l’aliénation, l’amour, l’identité, le sexe et la mort, Louise Bourgeois a sillonné  les frontières de plusieurs mondes, avec autant de dissemblables techniques qui ont donné vie à tant d’hétérogènes créations.

 

Oscillant toujours entre mémoire et douleur, entre consolation et épouvante, Louise Bourgeois a puisé inlassablement son inspiration dans l’imaginaire obsessionnel de nos sociétés.

 

Beaucoup de choses ont été relatées  au sujet de sa « mère-araignée ».

 

Ma personnelle perception de la masse de ces projections fantasmatiques et si singulières à l’artiste, est avant tout le discernement d’une immense et douloureuse émotion mélancolique qui exhalerait de toute son œuvre.

 

L'expression d'une lancinante et sourde impression d'une vie (ou d'une mort) qui semblait l’avoir oubliée comme pour mieux la contraindre  aux voyages, à l’exil, à l’éloignement et, surtout, à l’incompréhension de ses semblables durant ce persistant siècle qu’elle aura traversé.

 

Elle avait peint et sculpté ses œuvres en les structurant entre l’exceptionnellement énorme et le considérablement petit.

 

Elle a forgé la figure de l’humanité dans tout ce qu’elle a d’impénétrable et d’ostensible. 

 

Une œuvre inéluctablement tenue par les liens subtils et visqueux que la vie, telle une araignée, tisse autour de ses cibles.

 

Une existence dans laquelle des logiques, des stratégies, des baisers, le temps qui égraine, des caresses  qui se perdent et des mâchoires invisibles qui nous terrifient, ne cessent de broyer l’humain.

Louise Bourgois n’est plus pour nous raconter cela.

Repost 0
Published by Sisyphe - dans Art & Culture
commenter cet article
14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 21:22

Via Crucis. Cloôtre des BillettesIl arrive que l’histoire des hommes se mette, parfois,  à balbutier.

 

A se reproduire.

 

Il en va de même avec l’histoire … de l’art.

 

A Paris, la chronique médiévale nous relate qu’à l’emplacement où s’érige aujourd’hui le Cloître des Billettes se dressait vers  1290,  la célèbre maison du Juif Jonathas.

 

Un singulier foyer dans lequel une histoire raconte que son propriétaire aurait profané une hostie consacrée en la jetant dans une marmite bouillante et la poignardant ensuite.

 

La légende nous raconte que ce fut à ce moment précis que  l’objet  eucharistique se mit alors, au plus grand effroi de l’auteur de cette initiative,  abondamment à saigner.

 

Ce sacrilège, parvenu aux oreilles du roi, valut au malheureux profanateur d’être, sur ordonnance royale, condamné à trépasser après avoir été préalablement : « brûlé tout vif »…

 

Ses biens furent ainsi confisqués tandis que son propre domicile, l’endroit même « ou Dieu fut bouilli », devient très vite, en cette fin de ce très pieux et néanmoins crédule XIIIème siècle,  un lieu de pèlerinage considérable.

 

Subséquemment, depuis Philippe le Bel, ce lieu étrange n’a eu de cesse de se métamorphoser.

 

Tour à tour communauté religieuse, cimetière, église luthérienne et école laïque,  cet emplacement, tel que nous le connaissons aujourd’hui, connut au fil des siècles, de nombreux ajustements,  restaurations et autres aménagements ininterrompus.

 

Pour les restaurations on retiendra les deux dernières : celle survenue à la fin du XIXème siècle et qui sauva le Cloître de sa dévastation et la dernière en date survenue à la fin du XXème siècle et mue par la Ville de Paris qui, séduite par les petites dimensions et la simplicité de cet étonnant espace architectural,  voulut faire, de cet endroit chargé d’histoire,  un haut lieu culturel incontournable pour la capitale.

 

cloitre des billettes Paris. Via Crucis

Aujourd’hui, renouant quasiment avec l’ancienne légende d’eucharistie malmenée, l’actuelle direction artistique de cet endroit inouï, siège de tant de transmutations  et qui expérimenta au fil du temps tellement de brutalités, de solitudes, d’abandons, mais également aussi énormément  de spiritualité, a souhaité accueillir du :17 au 30 avril courant, la singulière peintre parisienne :  Geneviève Elliot Moretto et sa non moins surprenante rétrospective de peintures et d’écrits au titre si évocateur : Via Crucis.

 

Des poignantes installations qui ont pu bénéficier d’une mise en espace subtile et d’une coordination technique experte orchestrées par  la galerie franco-américaine : BE-Espace (*) et de son non moins innovant promoteur : Brian Elliott Rowe.

 

Dans ce chemin de croix décliné au féminin et en parfaite adéquation avec l’excentricité des lieux qui accueillent ses travaux, Geneviève Elliot Moretto présente une structure méthodologique à la fois sensuelle, violente et solitaire.

Trois éléments qui définissent l’état de l’homme – et de la femme – moderne.

 

Une méditation iconographique dans laquelle l’individu, tel un animal, serait à la merci d’un monde sans Déité.  Sans relâche poussé  dans les affres de son indigente condition humaine, de vivre perpétuellement dans la douleur, la peur et la mortification.

 

L’œuvre que Geneviève Elliot Moretto nous présente dans cette très personnelle exposition parisienne, présente identiquement l’interrogation d’une femme dont l’âme se réfléchit dans un corps intériorisé, brisé et déformé dans l’épreuve.

 

Une expérience vécue comme une malédiction et qui fait palpiter ses œuvres dans d’authentiques  fibrillations existentielles.

 

Scandé par le rythme de chaque « station » distincte, le "corpus"  féminin torturé trouve ici une grandeur sublimée par l’ascèse.

 

Une recherche spasmodique du salut codifiée et rendue possible grâce aux effets troublants de la virtuosité picturale de l’artiste et de l’alliance inaccoutumée des matières usitées.

 

Une sorte de circonspection ophtalmologique où la vision, identiquement à un scalpel chirurgical, viendrait se poser sur un monde renversé.

 

Au « négatif » en quelque sorte.

 

Une société aperçue comme un théâtre et qui se trouverait au milieu même de l’expérience existentielle de chaque protagoniste.

 

Un lieu aussi qui, contaminé par les souvenirs d’obscurs outrages, seconderaient  toutes les tempêtes émotionnelles favorisant la résurgence indispensable des limites intérieurees et distinctes de la grandeur artistique.

 

Tous ces sujets se mêlent et se découplent. Ici ils sont contigus de la manipulation. Une crucifixion exclusivement exprimée par la sensibilité féminine de l’artiste et qui nous étonne.

 

Qui nous interpelle aussi.

 

Des processus graduels expliquant la chute spirituelle de ses défis et représentés par une vingtaine de formats entoilés et en bois où les différentes matières organiques convergent entre elles d'abord,  pour se disjoigner ensuite.

Ces travaux étonnants nous montrent irrémédiablement le rapport qui se tisse entre l’ambiguïté de l’intrigue figurative et la résurgence d’une spiritualité inexprimable.

 

Des crucifixions réalisées sous haute tension et exprimées comme des études panoramiques de la condition humaine en général et, plus encore,  en distinctif, de la situation féminine qu’ici  nous captive.

 

Dans l’œuvre de Geneviève Elliot-Moretto les nuances chromatiques apparaissent cohérentes.

 

Elles favorisent  l’expression de ces figures qui semblent sculptées comme s’il s’agissait de solutions figuratives irrévérencieuses mais qui interpellent pourtant et puissamment nos avertisseurs émotionnels.

 

Il n’y a pas, ou il n’y a plus de pitié dans cette « passion » au féminin exposée au Cloître des Billettes de Paris.

Guère de compassion dans ces crucifixions.

 

Pas de place, enfin,  pour le sentiment car, perpétuellement les conflagrations et les haines ont émaillé l’histoire de notre déicide  civilisation.

 

Via Crucis Station 0101

Une société humaine conçue comme un trust et qui nous montre sans relais à quel point la vie est inopérante en matière de sentiments.  De douceur.

 

Les installations de Geneviève Elliot-Moretto sont considérées comme un déni de cheminer passivement dans notre humaine condition agrémentée exclusivement d’horreurs et d’angoisses.

 

Ces formats déforment et martèlent l’image parfaite de l’homme.

 

Ils s’évertuent nonobstant de mieux évoquer la femme et ses exigences inécoutables.

 

La toile comme une cage où le corps féminin apparaî dans des bleutés et des blancs diaphanes comme de la porcelaine.

 

Fragile.

 

Les mains sont serrées, entravées percées par des épines, par les fers, les clous.

 

Les chairs lacérées, ou encore prises dans d’effrayantes  torsions.

 

Convulsées par l’épreuve qu’elles endurent.

 

Épisodiquement on aperçoit  des bouches.

 

Pas incertain qu’elles laissent s’échapper des cris qui évoquent ceux de Munch.

 

Ou alors la sourde douleur intériorisée par les portraits de Schiele.

 

La Via Crucis de Geneviève Elliot-Moretto offre un spectacle qui cultive le mythe, sombre et obscur, d’une sienne sensibilité de femme d’abord, et d’artiste ensuite.

 

Une sensibilité violemment versée dans ses œuvres et peuplée par les représentations du drame premier.

 

Naître d’abord, expirer ensuite, périr enfin.

 

Avec un sourd et vague serment intérieur qui espèrerait - illusoirement ? - d’une profitable métempsycose ultérieure…

 

Une régénération  en somme, qui ne serait rien d’autre que l’équilibre enfin recouvré entre le désespoir et l’énergie débordante de vivre.

 

D'exister semblablement à la disposition  que nous apercevons dans les travaux de l’artiste ici énoncés et évoluant sans cesse entre le tangible et le rêve.

 

L’expression d’un salut ultime qui nous attendrait, quelque part, dans le changement.

 

Tous ces éléments, toutes ces médiations, s’avèrent si spécifiques de la démarche esthétique de Geneviève Elliot-Moretto.

 

Toutes ces  voies elle les emprunte si résolument, si opiniâtrement.  

 

Des exécutions qui nous font tant méditer à des artistes comme Jackson Pollock, à Jean-Michel Basquiat ou encore Francis Bacon.

 

Des œuvres en somme où les anecdotes côtoieraient les légendes.

___________________

 

(*) Galerie BE ESPACE

International Contemporary Art

57, rue Amelot – 75011 Paris

www.galerie-be-espace.com

Repost 0
Published by Sisyphe - dans Art & Culture
commenter cet article
20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 11:20

Soulages.-Noir.-Paris-jpg« Pourquoi noir ? La seule réponse, incluant les raisons ignorées, tapies au plus obscur de nous-mêmes et des pouvoirs de la peinture c’est : PARCE QUE » (Pierre Soulages, 1986) *    

C'est par cette phrase énigmatique et évidente à la fois, que le spectateur est accueilli au Centre Georges Pompidou de Paris qui organise jusqu'au 5 mars 2010 une exeptionnelle retrospective consacrée au peintre : Pierre Soulages (*).


Cet énoncé pourrait paraître une tautologie. Mais il n'en est rien. Assez vite on s'aperçoit que cette intérrogation a accompagné toutes les recherches plastiques de l'un des plus grands peintres de l'après-guerre français.


C'est ainsi qu'à l'occasion de son quatre-vingt-dixième anniversaire, le Centre Georges Pompidou de Paris vient de dédier à Soulages cette rétrospective complète et inaccoutumée, faite de chambres aérées et de passages étroits.


Des "stances", à la sémiologie complexe que l'artiste lui-même à directement "pris en charge" pour ne pas dire : mis en espace.


Que du noir donc...


Des premières oeuvres des années soixante en noir et blanc net, jusqu'au "noir-lumière" de actuelles phases créatives.


Le noir de Soulages, ce noir, son noir, est un authéntique choix de palette. Il est aussi le fruit d'une précision conceptuelle inspiré par plus de cinquante ans de recherche picturale de l'artiste.


Le noir est l'objet heuristique. La chose, l'outil et le sujet de ses essais sur le terrain de l'art.


L'expérience aussi de cet ancien blocage relatif à sa question sur le : "Pourquoi".


Dans cette mise en perspective de l'oeuvre de Soulages, le noir, tel que nous l'apercevons, n'est pas un choix aléatoire. C'est à la fois la  somme et aussi l'absence de toutes les couleurs et de la lumière.


Le noir est le principal acteur de la dynamique de sa réflexion et que l'artiste renvoie à celui qui la contemple. A l'usager.


L'image de son propre regard tourné vers le noir. Un objet et un concept à la fois unique et opaque comme le serait l'individu dans le monde. Un objet traversé également par des sources - ou lectures - de pure transparence qui produiraient sens à cet "oeuvre-noir".


Dans l'oeuvre de Soulages, tel que nous le propose le Centre Pompidou, le noir est à son tour paroi opaque et voile translucide à travers lesquelles perfore la couleur de fond qui n'est rien d'autre que le soutien monochrome de la toile elle-même.


Une tentative de mise en abîme pictural autorisant le specteteur à refléter ses uniques pourtours crayonnés. Des calques singuliers comme des relations dynamiques et solitaires métamorphosant sans fin la matière plastique comme celui qui la scrute.


Pierre Soulages  peint le paradoxe de la lumière naturelle. Une luminosité venant du noir et qui évolue avec la vision. Marquant ainsi le passage du temps dans le silence.


Tout est noir donc, certes. Mais il ne s'agit pas que d'un simple monochrome. Il y a là toute une recherche complexe. Un cheminement subtil de toute une vie passée à contempler la source de lumière originelle qui ne serait rien d'autre que le noir.


Origine et terminaison de toute existence.

 

Voici donc apparaître un noir extrême qui ne serait donc que de la couleur. Le si typique et si exceptionnel  "outre-noir"  tant caressé par l'artiste.


Sa propre vision lumineuse ... des ténèbres. Une technique aussi.


L'outre-noir de Soulages est le point d'arrivée de l'une de ses étapes de transition artistique vers une voie qui trouve ses applications avec des objets, des outils, des matières et des hypothèses de réponse à la question maintes fois posée et que toujours l'on se pose également ici, surtout ici  : "Pourquoi le noir" ...

 

L'une après les autres on égrène les salles dans lesquelles on enregistre les différerentes stations de l'exploration de ces nombreuses "possibilités du noir".


Soudain dans la dernière salle apparaissent enfin, une vingtaine de grandes toiles verticales qui, accrochées à des plafonds impassibles, semblent comme en suspension.

 

Leur accrochage labyrinthique aiguise la simultanéité de ces méandres sinueux qui s'intercalent entre l'ombre et la lumière des lieux.


Une route optique et éblouissante que le spectateur emprunte comme en équilibre entre la polyvalence de l'esthétique des lieux et les imprévus de la sémantique de l'oeuvre.


Une progression saccadée qui nous conduit déjà dans un ailleurs lointain où se niche l'expérience.

 

 

 


(*) Pierre Soulages
Centre Pompidou, Paris
du 14 octobre 2009, jusqu'au 5 mars 2010

Repost 0
Published by Sisyphe - dans Art & Culture
commenter cet article
4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 09:17

Claude-levi-strauss.jpgQui était-il au juste Claude Lévi-Strauss ?
Toute la difficulté vient de là.

Un philosophe ? Un ethnologue ? Un anthropologue ? Un savant ? Un logicien ? Un détective ? Ou encore un bricoleur, un écrivain, un poète, un esthète, voir un sage ?

Seule réponse possible : Claude Lévi-Strauss était tout ça à la fois.

Davantage même.

Toutes ces identités varient évidemment selon ses œuvres et les périodes dans lesquelles ces ouvrages furent écrits.

Mais il existe toujours une correspondance, une constante unique entre ces registres tout à la fois distincts et le plus souvent incompatibles.

Force est de constater que l’œuvre de Claude Lévi-Strauss ne s’est pas seulement réjouie de déjouer splendidement ces classement habituels.

Elle les a également tous incarnés.

Ses écrits ont inventé et organisé la modernité de tous ces espaces littéraires et ethniques en les traversant et en les combinant sans cesse entre eux.

Le parcours humain de cet homme immense semble avoir parcouru le même périple complexe et curieux à la fois.

De ses débuts dans la peinture dans l’atelier de son père, il a initié une mutation sans cesse changeante qui l’a vu tour à tour : agrégé de philosophie, anthropologue ensuite, fondateur de la méthode structurale, exilé aux Etats-Unis durant la guerre. Pour le conduire, au soir de sa vie, à l’enseignement au Collège de France et à siéger à l’Académie Française.

Une constante cependant dans la longue trajectoire de sa vie : une exigence sans pareille de remonter et de décrire l’émotion humaine du monde et la confronter aux émotions et aux formes quelle engendre.

Interpréter le monde,  sans l'étouffer.

Lévi-Strauss n’a eu de  cesse de débusquer la géométrie sous la peinture, le solfège sous la mélodie, la géologie sous le paysage.

Dans le foisonnement jugé imprévisible des mythes, il est parvenu a discerner une « grammaire » aux règles morphologiques très strictes - par exemple - dans l'apparent arbitraire des coutumes matrimoniales de populations improbables, il est parvenu a décrire leur  logique implacable.

Dans le prétendu fouillis de la pensée des "sauvages", il a pu mettre  à  jour sa complexité.

C’est en cela qu’il nous manque déjà : son génie inventif qui n’a rien cédé face aux certitudes des soi-disant cultures "civilisés".

La forme et la chair.  Cet homme immense qui a traversé tout le siècle dernier, n’a jamais cessé de les parfaire, de les relier, de les décrire.

Son œuvre dans la « Pléiade » le confirme. D’autres ouvrages, cependant, semblent curieusement avoir été  oubliés : « Les Structures élémentaires de la parenté » (1949),  les deux recueils « d'Anthropologie structurale » (1958 et 1973), ainsi que les quatre volumes des « Mythologiques » ....

Quel bonheur cependant représenterait que de réunir dans un ouvrage unique, ses chefs-d’œuvre multiples lus et relus à plusieurs reprises :    Tristes Tropiques, La Pensée sauvage, La Potière Jalouse, avec  bon nombre, j’imagine, d’autres d'inédits, que le temps nous permettra de découvrir.

 

A quand aussi dans nos bibliothèques publiques, des animations culturelles qui ambitionneraient de nous faire parvenir à : regarder écouter lire ... l'oeuvre de cet infini anthropologue qui, il me semble, était assurément plus écrivain que scientifique ?
A quand des éditeurs audacieux qui réuniraient un jour dans une même collection, des travaux techniques de Claude Lévi-Strauss,  s'adressant à des experts, avec d'autres œuvres plus aisément accessibles au grand public ?

Tout, dans l’œuvre de Claude Lévi-Strauss, semblait habiter avec éclat les séquences chamarrées de la planète.

Du monde.

Son œuvre s'est efforcée de nous expliquer le système des masques indiens aux couleurs vives de la même manière que celui des mélodies de Rameau. 

Son immense boulimie du savoir qui succombe aujourd'hui est comparable à ce monde et à ces hommes qui petit à petit disparaissent dans l’indifférence  dans les tréfonds d’une improbable et lointaine forêt primaire.       
Un monde voué à disparaître à jamais.

De Rousseau il à retenu la fraternité de la nature perdue, de Montaigne le scepticisme enjoué.

En approchant avec amour et humilité aussi bien le village Bororo aux feuillages tressés que la Coupole de l’Académie Française, il a pu unir,  seul,  dans une œuvre et dans une vie uniques : les mathématiques et la poésie.

Son absence crée déjà un grand vide. Elle présage néanmoins, un immense espoir pour ceux, plus jeunes, qu'ultérieurement pourront encore le découvrir pour, peut-être, mieux que ses contemporains, le comprendre.

Tout comme l’emblématique humanité d’un Théodore André Monod, Claude Lévi-Strauss était l’honneur de notre civilisation.      
Le sel même de notre condition humaine.

Un sel désormais retourné à cette terre qui, il y a un siècle déjà, l’a procréé. 

Repost 0
Published by Sisyphe - dans Art & Culture
commenter cet article
22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 19:41

 

L’exposition de Jan Fabre (jusqu'au 20 semptembre) s’intitule : Des pieds au cerveau.

Elle explore différentes parties du corps avec plus ou moins de bonheur.

Trois installations aux portées différentes et inégales, mais dignes néanmoins d’intérêt.

Dans ce vaste pavillon vénitien de l’Arsenale Novissimo on est confrontés à cette douleur sobre, de l'artiste.

Les lieux sont spectaculaires.

Errer au milieu de l’œuvre de Jan Fabre n’est pas exempt de péril.

Et si Venise met à rude épreuve nos pieds, pour stimuler notre cerveau autour l’ouvre de Jan Fabre, on … repassera.

Repost 0
Published by Sisyphe - dans Art & Culture
commenter cet article
2 juin 2009 2 02 /06 /juin /2009 23:11

leone-venise.jpgCela s'imposait.    
Un bref détour par Venise la semaine dernière, histoire de sonder un peu la ... vase ainsi que les tendances qui préfigureront, en ce juin débutant, la : 53ème Biennale d'Art de Venise.     
J’ai ainsi pu assister à la présentation « Orbi et Urbi » du programme par Daniel Birnabaum, directeur artistique épaulé par Paolo Baratta, président de « l’ente » vénitien.

Le titre « Fare Mondi » présage, d’après le Directoire,  d’une édition des arts visuels pleine de nouveautés et qui débutera ce dimanche 7 juin.

Le nouveau « Palazzo delle Esposizioni », (qui sera l'hôte de l'exposition Making Worlds et donc sera opérationnel toute l'année), alias : le pavillon de l'Italie, qui après des années est de retour avec un aperçu  se concentrant sur les jeunes acteurs de la scène nationale transalpine. Grande nouveauté aussi pour cette 53ème édition, la forte notion de « pluralisme » qui se dégage parmi les pays présents.
Une belle présence internationale (77 pays) qui, cette année, comprend Israël et l'Iran, pour la première fois ensemble dans une même manifestation de l'art. Pas moins dignes d’intérêt la présence d’une délégation de la Palestine, la Catalogne, le Pays de Galles, Ecosse, sans oublier les artistes Kurdes.      
La direction au grand complet ainsi que les nombreux conservateurs internationaux membres de la commission « Biennale » iront,  dans les prochains jours, à Berlin, Paris, Londres et New York pour présenter l'événement à la presse.

Un regard tout particulier à été posé sur les coûts, étant donné les coupures qui, en ces temps mornes pour l’art, n'ont pas épargné cette vénérable  Biennale lagunaire. Pour comprimer les dépenses, les hôtels vénitiens détenteurs d’au moins une étoile, seront « partenaires ». Impensable dans les précédentes éditions où la cité des doges jouait les « bons princes » avec ses invités.

Autre effet « crise », le prix du billet d’entrée dans la « zone giardini » est envisagé à la hausse. Il passera de 15 à 18 euros.

Reste que dans les « contenus » ce millésime  2009 sera, selon le président, une année de croissance, qui prévoit un nouveau changement profond dans la structure et les équipements de la Biennale et  qui élargit les horizons et les perspectives d'avenir.          
Ainsi, dans les jardins, le nouveau « Palazzo delle Esposizioni », dans l'ancien pavillon italien  - et pour la première fois de son histoire -  la Biennale bénéficiera enfin un forum où les visiteurs pourront développer systématiquement les nombreuses activités exprimées en cours d’arts plastiques collectifs.
En somme la 53ème édition vénitienne de la Biennale ne sera pas (uniquement) destinée à exposer des chefs d’œuvre mais, principalement, pour faire des … expériences.     
Dabiel Birnbaum a également affirmé qu’à Venise cette année seront représentées l'ensemble des « langues ».

Cette grande diversité "culturelle" permettra de mettre l'accent sur le processus « créatif ».  

Il n’est pas à exclure que les visiteurs seront confrontés avec une riche expérience visuelle, où les références à la peinture seront sensiblement  réduites pour faire une plus large place à d’autres « sens » contemporains. Une exposition liée à l'histoire de l'art contemporain, grâce aussi à la présence d'André Falling, Oyvind Fälström, Yoko Ono (Lion d'Or) et Blynki Palerme, qui se caractérise par des fortes contributions individuelles, comme celles proposées par le visionnaire du mouvement des   « 90 » suédois : Yona Friedman.

Personnellement j’ai passé un excellent moment à me « gondoler » dans ces riches et ambitieux programmes.

Dommage de n’avoir pas pu prolonger davantage jusqu’à l’ouverture ce moment de grâce dans la lagune la plus artistique au monde.

Un bonheur aussi d’observer, pour le Dac que je suis, que l’art, malgré les affres de la récession  ambiante : « fluctuat nec mergitur ».

Repost 0
Published by Sisyphe - dans Art & Culture
commenter cet article