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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 13:25

Culture et BibliothéquesLes bibliothèques se demandent aujourd’hui quel rôle peuvent-elles jouer pour faciliter les contacts et développer les contigüités  entre les différentes cultures et ses multiples publics.

De nos jours encore, promouvoir efficacement le dialogue interculturel, n’est pas chose aisée.

Notre société est en train de transformer.

 

Elle ambitionne inéluctablement à corriger notre appréhension automatique, ou irréfléchie, des références culturelles allogènes à la nôtre.

 

Peut-être dans aucun autre lieu public que dans une bibliothèque, il n'a jamais été autant facile d’acquiescer la présence, l’importance et la valeur d’une « société » à la fois multiethnique et multiculturelle.

 

D’admirer la capacité, pour tant « d’idées », de styles et d’influences,  de résider ensemble, de se côtoyer, de se compléter, de s’enrichir en commun  sans pour autant assister à la prévarication d’un courant de pensée sur un autre.

 

Aussi vieux qu’est le monde, la foi (ou l’éthique) d’une bibliothèque comporte d’y accueillir et d’y préserver le savoir et la connaissance.

 

Le bibliothécaire incarne encore aujourd’hui, un vieux rêve d’utopie immatérielle, d’humanisme et de liberté sachant toujours s’exonérer de toute idéologie, de toute doctrine et de toute croyance sectatrice pour ne soutenir, garantir, défendre et encourager que le pluralisme des idées.

 

Que son fonds soit « tout public », ou alors que ses collections aient une vocation plus « patrimoniale », à l'intérieur de la bibliothèque on y discerne, chaque fois avec émerveillement, à quel point la diversité des influences,  la richesse des idées, la foison des pensées et le mélange de contributions entrelacées inlassablement entre elles, favorise toujours l’éclosion d’opportunités extraordinaires pour notre croissance.

 

Cela devrait nous inciter et à nous enthousiasmer pour la réalisation de toujours nouvelles expériences et nous aiguillonner constamment vers l’accomplissement d’inédites possibilités de progrès et de justice sociale.

 

Les bibliothèques peuvent atténuer ce type de « stress » qui subviendrait d’une société dont l’appréhension de l’inconnu serait trop prégnante.

 

D’un monde trop replié sur soi et générant la multiplication d’attitudes d’éjection de l’autre différent.

La bibliothèque semble espérer la survenue d’une sienne implication encore plus civique que ces trente dernières années.

 

Cycle dans lequel les collections des bibliothèques situées dans  des espaces urbains en périphérie des moyennes et grandes agglomérations,  s’accumulaient dans la confusion incohérente ou encore sans véritablement répondre à des projets précis pouvant afficher une capacité claire d’anticiper, d’éduquer et d’informer efficacement sur les mutations démographiques, sociales et culturelles locales qui étaient en cours.

 

Dans un fort joli mobilier comme dans des biens solides et très design tablettes, on y déposait alors et dans un éparpillement confondant, des documents aux contenus bien souvent hétéroclites et, parfois même, saugrenus.

 

Poussées par  un simple contentement de remplissage et doublées d’une incohérente volonté d’accumulation « encyclopédique », les « politiques » d’acquisitions d’alors, produisaient rarement une logique formalisée et distinctive impactant les aspects multiculturels locaux, ou encore sachant favoriser  les langues et les cultures des usagers composant les minorités de bon nombre de ces étendues urbaines. 

 

Aujourd’hui nous assistons à l’avènement d’une nouvelle génération de professionnels de la lecture publique.

 

Ces bibliothécaires semblent principalement sensibles à ces problématiques. Résolument déterminés à inverser la donne et de parfaire leur connaissance des publics locaux pour offrir des services autour des bibliographiques plus cohérentes et des outils multimédias pour l'apprentissage non plus d’une éventuelle langue étrangère (y compris le FLE), mais également pour affiner et accroître le goût d’une information – numérique ou pas – présente, matérielle et accessible, dans un environnement régi par une logique qualitative de « l'accueil » des publics.

 

Une qualité du service rendu faisant reculer toute perception d’exclusion.

 

Les tutelles et les organismes associatifs interprofessionnels de la lecture publique installent de plus en plus fréquemment des lieux de rencontres et de débats tout près de thèmes reliant les idées collectives et les échanges autour les problématiques de la production, de la diffusions d’outils et de services multiculturels pouvant être conçus, mis en œuvre et  valoriser les missions des bibliothèques territoriales d'aujourd'hui.

 

Les choses avancent rapidement et progressent dans le bon sens.

 

Ces pratiques novatrices se généralisent un peu partout en France.

 

On parviendra bien à rattraper le temps qui a été égaré.

 

A bâtir - ou restructurer - de nouvelles infrastructures de lecture publique qui puissent réellement être des lieux citoyens et ouverts à tous.

 

A colmater les brèches étendues entre collections et publics.

 

A renouer avec l’attractivité des lieux et des collections.

 

Inventer une meilleure forme d’hospitalité symptomatique du service public et qui peut participer à recouvrer les fréquentations des publics de jadis car, pour endiguer cette constante et progressive érosion de l’usager dans les bibliothèques, il nous faudra renouer assurément avec la confiance harmonieuse de cette quadrature indissociable, mais non impossible, entre : usager, bibliothécaire, collections et bibliothèque.

 

Concéder désormais aux bibliothécaires - et ils sont nombreux à le revendiquer -  la capacité et les moyens, enfin, de gérer, de développer et d’organiser efficacement, bref : donner du sens, à ce lieu de pleine citoyenneté, qu’est la bibliothèque publique.

 

De lui permettre identiquement de confronter et d’échanger assidûment son expérience et ses problématiques avec celles d’autres nouveaux acteurs qui animent aujourd’hui les débats sur l’éducation, la démocratie, la pluralité, les enjeux multiculturels et le devenir de nos territoires de demain.

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3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 13:05

Culture et hospitalitéLe monde de la  bibliothèque a commencé à se familiariser avec les théories de gestion tout en poursuivant son effort pour trouver des nouveaux chemins pour l’avenir de chaque fonds patrimonial dont il a la charge.

 

Cependant aujourd’hui la bibliothèque ne peut se contenter d’offrir, comme c’était déjà le cas dans le passé,  un unique archétype de service.

 

Pour le bibliothécaire, le seul service de prêt ne suffit plus pour relever, à lui seul,  les défis culturels du monde qui l’entoure et qui façonne la physionomie de la société réelle dans la complexe imbrication, aux multiples composantes sociales et culturelles qui constituent ses individus.

 

Outrepassant la simple posture – trop – consensuelle et un brin galvaudée, de « lieu citoyen » - et qui, à la longue, on ne sait plus vraiment ce que cela veut dire - la bibliothèque doit parfaire sa transformation lui permettant de « parler » plus concrètement et d’une manière plus novatrice aux différents groupes d’utilisateurs, non seulement aux assidus, mais également à ceux  qui hésitent encore à la fréquenter faute d’une meilleure lisibilité, de pluralisme et de richesse de l’offre.

 

Depuis plus de vingt ans désormais les bibliothèques publiques ont su valider et généraliser, les caractéristiques qualitatives essentielles touchant, par exemple, à la constitution et à la conservation de ses fonds.

 

La lecture publique  a su permettre  un effort intense, y compris financier,  visant à accroître la diversification et la qualité des documents.

 

On y a créé des multi supports pour rendre plus attrayantes les collections,  accentué le renouvellement et généralisé le libre accès des collections.

 

Durant ces deux dernières décennies, un effort significatif a été identiquement réalisé dans le domaine de l’investissement afin de non seulement  moderniser les lieux mais également d’en améliorer, en le numérisant, l’accès aux fonds.

 

Maintenant que l’outil est tout beau, tout étincelant et tout neuf, il serait peut-être temps de réfléchir à quel service public différencié nous ambitionnons pour nos bibliothèques publiques.

 

A quelles populations s’adresser et comment mieux répondre aux défis  qu'aujourd'hui nous guettent en matière, notamment, de multiculturalisme.

 

Car pendant que nous essayions d’ériger de nouvelles et plus modernes infrastructures, ou d’en renouveler, plus simplement, le seul mobilier, la société a, entre temps et à toute vitesse, inéluctablement changé.

 

Identifier les publics et reconnaître avec exactitude leurs besoins en matière de lecture publique signifie aujourd’hui affiner davantage notre compréhension de ces publics contigus localement à chaque lieu de lecture, d’en saisir leurs spécificités et d’en favoriser ensuite la pleine accessibilité - par tous les procédés possibles -  aux collections.

 

Oui, mais comment ?

 

Peut-être en renouant, si besoin en est, avec les idées fondamentales présentes dans le Manifeste de l’Unesco sur les bibliothèques publiques.

 

Un manifeste qui rappelle à notre mémoire comment les services publics doivent être livrés sur l’égalité d’accès pour tous, sans distinction sociale, de race, de sexe, de religion, de nationalité, ou encore de langue.

 

Les minorités linguistiques, mais aussi les femmes, les personnes âgées, les personnes handicapées, ceux qui se trouvent à l’hôpital ou encore en prison doivent, selon les particularismes de chaque territoire concerné, être inclus prioritairement dans le projet de développement de chaque lieu de lecture publique.

 

En somme si les collections acquiescent généralement aujourd'hui d’une « richesse » désormais admise un peu partout dans l’ensemble du territoire hexagonal, que leurs supports et leurs contenus sont variés et que les locaux ont été modernisés en profondeur, il est grand temps, maintenant d’y faire rentrer, en le reconquérant, le public.

Tout public …. !

 

Pour ce faire il faudrait peut-être faire évoluer la trop « séculaire » et bien essoufflée notion d’accueil (du public),  avec la notion … d’hospitalité.

 

Une notion certes aussi vieille que l’humanité mais qui parait trop oubliée dans bon nombre de nos équipements publics, comme dans notre nation toute entière.

 

Plus simplement pour nous, agents territoriaux, nous devons refonder, dans notre travail,  cette notion « d’hospitalité », en tenant compte qu’il s’agit d’une caractéristique importante de l’hybridation - réussie - entre la technologie et l’humain.  

 

Une capacité d’ouvrir avec enthousiasme nos pratiques vers les différentes « cultures » qui composent non seulement le territoire constitutif de notre pays, mais également de celles de la planète toute entière.

 

Une hospitalité qui se manifesterait principalement comme un droit à la citoyenneté et au multiculturalisme pour l’ensemble des ressortissants du monde.

 

En somme, une nouvelle forme d’humanisme qui dépeindrait en profondeur notre éthique.

 

Une nouvelle forme d’apercevoir, de comprendre, de travailler  et d’accueillir chez nous et en nous,  la planète qui nous entoure.

 

L’approche interculturelle de nos bibliothèques agissantes dans une société qui se transforme  peut promouvoir désormais la connaissance et la conscience de migrants provenant d’autres cultures, des étrangers que nous accueillons, des visiteurs, comme des passants occasionnels.

 

Accroître en somme une disposition féconde s'opposant au rejet de  toute tendance obsédante à vouloir « protéger » une seule identité et une unique tradition culturelle qui serait notre socle consubstantiel identitaire retiré du monde qui nous entoure.

 

Cela nous guiderait inéluctablement à répondre par le rejet et l’inacceptation  de toute action perçue comme intrusive qui se différencierait des « traditions »  culturelles nationales, aussi bien qu’ancestrales et  qui définissent - par le repli et par l’excrétion de l’autre -  si imparfaitement parfois -  nos sociétés.  

 

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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 16:18

salon du livre 2010 ParisDu 26 au 31 mars inclus, le 30ème Salon du Livre de Paris  rendra hommage aux auteurs. Le Pavillon des 30 ans, entièrement consacré à la littérature, conviera pour l’occasion trente auteurs étrangers et soixante écrivains français de renom. Pour la première fois les jeunes de 15 à 25 ans vont pourvoir disposer d’un espace, la scène, où ils trouveront des passerelles entre la musique et la littérature, des défiles mangas, des émissions en direct et bien d’autres opportunités intéressantes.

 

A noter que cette édition 2010 le  Salon du Livre de Paris,  s’ouvre davantage à l’international en invitant quelque vingt-cinq pays dont la Turquie, la Russie et, entre autres,  les pays nordiques.

 

Pour les professionnels du livre et de la lecture ou plus simplement pour les plus curieux amateurs de littérature,  il faut rappeler que le Salon du Livre c’est aussi des dédicaces, des débats, des rencontres et des ateliers…

 

Nul doute que bon nombre de collègues de la lecture publique trouveront ici des riches idées permettant d’enrichir à la fois les collections de leurs fonds et des idées pour leurs actions culturelles à mettre en place pour favoriser la lecture chez les jeunes lecteurs ou les moins jeunes.

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11 juillet 2009 6 11 /07 /juillet /2009 16:37

Guso.jpgL’appel au Guichet unique du spectacle occasionnel (GUSO), en ce qui concerne l’administration du personnel artistiques et technique du spectacle vivant engagé sur un contrat à durée déterminée est obligatoire depuis le 1 janvier 2004 (ord. n. 2003-1059 du 6 novembre 2003).

Ce dispositif simplifié de déclaration et de paiement des cotisations sociales s’adresse aux organisateurs non professionnels de spectacles vivants qui n’ont pas pour activité principale ou pour objet l’exploitation de lieux de spectacles, la production ou la diffusion de spectacles, ainsi qu’aux ensembles d’artistes amateurs.

Les techniciens engagés par ces employeurs dans le cadre d’un spectacle vivant doivent exercer l’une des fonctions reconnues par voie réglementaire.

Le recours obligatoire ou non au GUSO s’apprécie par défaut à l’échelle de la personne morale.

En raison des difficultés de mise en œuvre de ce texte, la notion d’établissement est toutefois prise en compte par le GUSO lorsque l’engagement est le fait d’un établissement distinct.

Ainsi, lorsqu’un artiste est engagé par un service culturel d’une commune, le recours au GUSO est jugé incontournable.

En revanche, lorsque ce même artiste interprète est embauché en CDD par un théâtre municipal exploité en régie directe mais disposant d’un lieu distinct de la mairie, le recours au GUSO sera impossible dès lors que cet établissement aura bel et bien été déclarée à l’Insee comme lieu de diffusion  de spectacles.

D’où l’importance du code NAF transmis par l’Insee à cet établissement lors de l’attribution du numéro de Siret.
Lorsque l'employeur fait appel au GUSO, la rédaction du contrat de travail est légalement optionnelle.

Ce document est toutefois utile, voir conseillé, pour préciser notamment la mission, les options d'intervention, les dates, ainsi que le mode de rémunération.

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16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 12:07

Bibliobus.jpgAvec le renouveau que le dispositif ANRU apporte à l’aménagement du territoire, aux réhabilitions de certains quartiers, voir au développent et à l’extension territoriale de certaines villes, il n’est pas rare que, les Bibliothèques Municipales puissent envisager de mieux mailler la couverture de leur commune en matière de lecture publique.

L’occasion se présente alors de mieux desservir certains quartiers qui, trop éloignés du « centre ville » ou d’un, voir deux, quartiers plus « historiques », pâtissaient d’une certaine distance avec la ou les bibliothèques annexes.

Une situation qui pouvait apparaître, à juste titre d’ailleurs, aux yeux des habitants de ces quartiers, des services culturels, éducatifs et sociaux, aux élus et aux bibliothécaires eux-mêmes, comme une certaine forme de discrimination de l’accès à la culture pour certains usagers.

L’occasion se présente ainsi, faute de pouvoir accroître les réseaux des équipements de lecture publique dans ces quartiers faisant l’objet d’un plan d’aménagement et de développement urbain, par l’installation de nouveaux équipements, de proposer la création d’un service de prêt par (anciennement) bibliobus ou, dans une terminologie plus proche de nous, par un média-bus.

Cependant ce nouveau service de prêt, étant par définition mobile, est à étudier en fonction de l’urbanisme de la commune concernée : quels sont les quartiers éloignés de la ou des bibliothèque(s) ?

Il est important de bien conduire cette étude car, parfois, une faible densité de population dans certaines aires urbaines, ne justifie pas – toujours – la création d’une annexe.

Bien entendu le nombre des bibliobus ou média-bus, doit être en rapport avec l’importance de la population desservie.

L’objectif auxiliaire de la présence d’un média-bus circulant dans les quartiers excentrés peut mieux contribuer à faire connaître la ou les BM et inciter, par exemple, les habitants à s’y rendre malgré l’éloignement, d’autant que les collections moyennement présentées dans le véhicule de prêt sont souvent limitées à, pour les imprimés : 2000 / 3000 documents, suivant les dimensions des camions.

Pour que le projet soit cohérent il faudra être très attentifs pour que l’étude de faisabilité d’implantation d’un média-bus dans une commune, puisse bien présenter toutes les options et les solutions afférentes que l’on portera à :

  • Son Fonctionnement : ses tournées, le personnel afférent, le fonds de documents, la gestion et le nombre des dépôts (aux collectivités par exemple), la gestion du prêt, la fréquence des rotations du véhicule, les « arrêts » dans les lieux préétablis, leur périodicité afin d’assurer une bonne rotation des prêts ….
  • Les locaux : proximité avec les salles de traitement des documents avec le garage, acheminement des documents, dimensions du garage, dimension du magasin de diffusion et description des tâches que l’on y accomplit, implantation des rayonnages entre épis parallèles et double-face, allées de circulation, mobilier affecté et équipement informatique rattaché.
  • Les collections : nombre de documents et variétés des supports entre les catégories de lecteurs et le type : imprimés, numériques, périodiques, animés …
  • Conservation des fonds : la vie d’un média-bus s’organise entre ses tournées en plein air et ses séjours dans un garage ! Gare donc à la conservation des documents. L’humidité, la poussière, les émanations de gaz divers (si le véhicule n’est pas électrique), l’air confiné, des excès de chaleurs ou de froid, une ventilation insuffisante, l’éclairage … tout cela, si mal pensé, peut fortement nuire à une bonne conservation des fonds spécifiques au média-bus.
  • Le garage : Les dimensions ! Il est important que toute manœuvre du camion soit aisée afin de faciliter l’accès et le chargement du véhicule. Le revêtement du sol doit subir un traitement le rendant imperméable aux graisses, anti poussière et résistant au poinçonnement. Système d’évacuation des gaz brulés qui, par nature de leur combustion, ont tendance à stagner au sol. Bon éclairage (naturel si possible) et électrique. Les prises électriques (sécurisées) nécessaires. Des vestiaires et des sanitaires pour le(s) conducteurs….  

En somme un média-bus peut se révéler un atout supplémentaire d’une politique de lecture publique à condition cependant que son implantation dans un territoire soit bien pensée, bien préparée avec toutes les  prévisions de ses spécificités et ses utilisations nécessaires.

Après cela, il devrait pouvoir s’intégrer pleinement et d’une manière complémentaire, dans un réseau de lecture publique.

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27 octobre 2008 1 27 /10 /octobre /2008 14:25

Structures-culturelles.-Enjeux.jpgLe secteur culturel se caractérise par la place particulière qu’occupe le travail artistique dans le processus de production. Il est le l’axe principal dans lequel se développe l’activité et, également, la source dont elle tire sa raison d’être et sa légitimité.

Le pivot artistique est à l’origine de la valeur d’usage des produits mis sur le marché et est à la base des actions de politique générale des structures culturelles qui l’utilisent.

Cette propriété produit un particularisme structurel que l’on rencontre de façon plus générale dans les organisations où la priorité est accordée au service rendu et donc aux professionnels qui le délivrent, davantage qu’à l’entreprise qui en permet l’exercice.

Les clubs/associations sportives, autour des athlètes ; les systèmes d’éducation autour les enseignants ; les entreprises de presse autour les journalistes et, bien entendu, les entreprises culturelles autour les artistes.

Dans ce type d’organisation, l’environnement agissant, essentiellement constitué de professionnels qui assurent le cœur du service fourni par la structure, est hypertrophié au détriment des structures managériales classiques qui s’appuient principalement sur les fonctions de support logistique.

Les professionnels, qui ont subi une formation particulière et dont l’itinéraire est parcouru par une série de rites initiatiques orientés à consolider leur appartenance au « clan », façonnent leur identité autour de leur métier plus que par rapport à l’entreprise - publique ou privée - qui les emploie.

Ce comportement est d’autant plus marqué que :

  • la profession est fortement structurée et qu’elle exerce de fait une autorité morale qui se superpose à celle de l’entreprise ; 
  • le sommet hiérarchique de l’entreprise est couramment limité et les implications de management sont trop fréquemment à la charge d’un professionnel qui cumule sa fonction de dirigeant avec l’exercice de sa profession (metteur en scène, ou chorégraphe, ou musicien/compositeur, directeur de théâtre).

L’entreprise apparaît alors, aux yeux des professionnels (les artistes), comme une structure administrative lourde et peuplée de contraintes fastidieuses. Une structure aussi à laquelle ils sont assujettis  de collaborer en non comme une organisation porteuse d’un projet artistique dans lequel ils viendront s’identifier.

De même que celui d’entre eux qui exerce des responsabilités de management est obligé de délaisser pour une bonne partie son activité première qui est pourtant fondatrice de son autorité.

La consolidation des compétences managériales expertes dissociées du volet artistique de toute entreprise culturelle, surtout lorsque celle-ci se forme dans le cadre d’une direction distincte d’une collectivité territoriale et chargée du service public, nous apparaît, de toute évidence, présenter une priorité.  

Une question d’ailleurs bien délicate et qui pose souvent un problème à la culturel, managérial et politique.

C’est ainsi que le manager administratif doit être à l’écoute et non assujettis du professionnel artistique et ce pour renforcer son action. 

Pour l’étayer aussi par une pratique cohérente d’entrepreneur avec une image et une maîtrise globale des enjeux qui pèsent sur la structure inscrite dans une étendue complexité spécifique à chaque territoire.

Comment donc concilier cet impératif avec la nécessité d’une bonne connaissance et entente avec le milieu artistique, du respect de la culture professionnelle et sans lesquelles l’autorité du manager ne peut être acceptée ?

Les modélisations de relation entre artistes et manager, qui seront examinées ultérieurement, constituent des éléments de réponse à cette question délicate et qui est souvent à l’origine de profondes crises et mésententes de management et de gestion entre l’ensemble des acteurs : politiques, administratifs, institutionnels, techniques et artistiques qui constituent le maillage fonctionnel  sur lequel la structure culturelle interfère.

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