Blog d'un Directeur des Affaires Culturelles consacré aux problématiques de la mise en oeuvre de l'action culturelle territoriale.
La culture produit un effet toujours positif sur les habitants des territoires.
Ceux-ci en tirent souvent un motif de fierté, d'identification indubitable, qu'ils fréquentent ou non les institutions ou les manifestations et qu'ils participent ou non aux actions.
Tout usager est susceptible de bénéficier des conséquences réelles, notamment lorsqu'il entend parler de sa ville en termes valorisants.
Les exemples en France ne manquent pas.
Le dynamisme culturel d'un territoire participe ainsi au dynamisme général de celui-ci et à la mise en mouvement de sa population.
L'activité culturelle d’une ville découle d'un projet collectif, pour lequel l'ensemble des services d'une commune : service scolaire, jeunesse, police municipale, service culturel, espaces verts, service technique, petite enfance, etc., se doivent d’être concernés et, surtout, mobilisés autour le projet culturel.
Les projets contribuent au vivre ensemble et au renforcement du sentiment de bien-être collectif.
Ils créent de la cohésion et du partage entre les usagers.
L'action culturelle peut également être un élément de réparation et de revalorisation symbolique d'un territoire.
Quoi qu'il en soit, l'enjeu qui se présente pour les villes consiste à engager une dynamique entre le patrimoine et la création.
Ces aspects ne sauraient être opposés.
C’est ainsi qu'en matière de politiques culturelles, disposer aujourd'hui d'équipements de qualité, constitue de plus en plus une véritable priorité et un authentique atout pour le développement de tout un territoire.
Tous les équipements de proximité - école de musique, bibliothèques, cinéma, théâtre, école d’arts etc., sont incontournables en matière d'aménagement du territoire.
Ces principes, en cette rentrée imminente et qui sera assurément consacrée, en bonne partie, à la préparation des budgets primitifs pour la saison à venir, méritent non seulement d’être rappelés, mais également qu’ils soient acceptés et inclus, par les élus locaux, dans une stratégie politique subtile de développement territorial.
Les villes doivent consentir à investir dans la culture.
La priorité politique consiste aussi à veiller à ce que la décentralisation culturelle soit mieux organisée.
Qu’elle soit agencée également de manière à éviter les dispersions et superpositions.
Le foisonnement d'actions culturelles ne doit pas constituer un frein contribuant à réduire tout effort financier en direction de la culture.
Bien au contraire, cela doit être incité.
Bon nombre d’élus locaux attendent que l'Etat soit en mesure de mieux les accompagner dans l'aménagement de leur territoire.
L’Etat doit également s’affirmer davantage dans sa stratégie de mise en œuvre en matière de schéma culturel.
Bon nombre d’élus attendent également que l’Etat soit à même d’accompagner dans la durée certaines spécificités culturelles locales.
Des identités territoriales qui permettraient de pouvoir compter sur davantage de complémentarité de l'offre et de prévenir que des politiques culturelles standardisées se reproduisent, à l’identique, sur un territoire spécifique.