Blog d'un Directeur des Affaires Culturelles consacré aux problématiques de la mise en oeuvre de l'action culturelle territoriale.
Agir de façon autonome ne veut pas dire sans aide
Il revient à l'encadrement d'accompagner les efforts individuels et collectifs par la formation, la participation de chacun, le repérage des dérives et des carences de compétences, par l'évaluation et la valorisation des apports significatifs de chaque salarié.
Cet accompagnement est incompatible avec un management directif ne laissant pas de place à la négociation, à la confrontation d'idées, au dialogue, aux correctifs et réajustements à engager collectivement.
Afin de permettre des possibilités d'actions autonomes, le management doit être plus délégateur, plus associatif.
Dans le développement des compétences, l'animation des équipes, la mobilisation de ses membres autour des objectifs à atteindre constituent une activité majeure.
Celle-ci visera à rapprocher les représentations des salariés (des agents) autour des objectifs communs et à instituer aussi un langage commun. La place d'une communication active au sein des collectifs est déterminante.
A cet effet, l'encadrement intermédiaire et les managers de proximité constituent un atout d'une richesse inouïe.
La gestion de la qualité en entreprise culturelle
Elle gagnerait à ne plus être vue comme un simple relais pour faire appliquer les décisions. Sa place est stratégique.
Confrontée directement aux difficultés de mise en œuvre des objectifs de qualité, une plus grande marge de manœuvre devrait lui être accordée.
Il s'agit pour le manager, de déléguer plus de pouvoir à ses équipes dans la prise de décisions, pour la détermination des indicateurs de performance, pour l'appréciation et, in fine, pour la sanction des compétences des équipes.
Bref, il incombe aux directions d'être en mesure de procéder à des arbitrages et à des choix de priorité après avoir mis en œuvre des processus de concertation, de piloter la performance des équipes en cherchant à favoriser la formalisation et la capitalisation des pratiques professionnelles, d’établir des diagnostics différentiels, d'analyser collectivement les dysfonctionnements et des problèmes qui surgissent dans une dynamique de gestion de progrès continu.
Enfin, l'évaluation des compétences ne peut être unilatérale, elle se valide auprès des pairs, des hiérarchiques.
Elle repose sur la comparaison entre les moyens fournis par l'organisation et les moyens mobilisés par le salarié. A cet effet, elle nécessite une claire définition des champs de responsabilité et des marges de manœuvre d'exploration et d'évolution de tout chacun.