Blog d'un Directeur des Affaires Culturelles consacré aux problématiques de la mise en oeuvre de l'action culturelle territoriale.
Avec le renouveau que le dispositif ANRU apporte à l’aménagement du territoire, aux réhabilitions de certains quartiers, voir au développent et à l’extension territoriale de certaines villes, il n’est pas rare que, les Bibliothèques Municipales puissent envisager de mieux mailler la couverture de leur commune en matière de lecture publique.
L’occasion se présente alors de mieux desservir certains quartiers qui, trop éloignés du « centre ville » ou d’un, voir deux, quartiers plus « historiques », pâtissaient d’une certaine distance avec la ou les bibliothèques annexes.
Une situation qui pouvait apparaître, à juste titre d’ailleurs, aux yeux des habitants de ces quartiers, des services culturels, éducatifs et sociaux, aux élus et aux bibliothécaires eux-mêmes, comme une certaine forme de discrimination de l’accès à la culture pour certains usagers.
L’occasion se présente ainsi, faute de pouvoir accroître les réseaux des équipements de lecture publique dans ces quartiers faisant l’objet d’un plan d’aménagement et de développement urbain, par l’installation de nouveaux équipements, de proposer la création d’un service de prêt par (anciennement) bibliobus ou, dans une terminologie plus proche de nous, par un média-bus.
Cependant ce nouveau service de prêt, étant par définition mobile, est à étudier en fonction de l’urbanisme de la commune concernée : quels sont les quartiers éloignés de la ou des bibliothèque(s) ?
Il est important de bien conduire cette étude car, parfois, une faible densité de population dans certaines aires urbaines, ne justifie pas – toujours – la création d’une annexe.
Bien entendu le nombre des bibliobus ou média-bus, doit être en rapport avec l’importance de la population desservie.
L’objectif auxiliaire de la présence d’un média-bus circulant dans les quartiers excentrés peut mieux contribuer à faire connaître la ou les BM et inciter, par exemple, les habitants à s’y rendre malgré l’éloignement, d’autant que les collections moyennement présentées dans le véhicule de prêt sont souvent limitées à, pour les imprimés : 2000 / 3000 documents, suivant les dimensions des camions.
Pour que le projet soit cohérent il faudra être très attentifs pour que l’étude de faisabilité d’implantation d’un média-bus dans une commune, puisse bien présenter toutes les options et les solutions afférentes que l’on portera à :
En somme un média-bus peut se révéler un atout supplémentaire d’une politique de lecture publique à condition cependant que son implantation dans un territoire soit bien pensée, bien préparée avec toutes les prévisions de ses spécificités et ses utilisations nécessaires.
Après cela, il devrait pouvoir s’intégrer pleinement et d’une manière complémentaire, dans un réseau de lecture publique.