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10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 11:25

comptabilite culture.jpgLes institutions culturelles et artistiques sont confrontées, dans le domaine financier, à deux grands types de problématiques :

  • disposer d’un outil comptable adapté à leurs activités ;
  • gérer les déclinaisons financières spécifiques à leur politique et plus  particulièrement : les  investissements, la trésorerie (fonctionnement), la rentabilité et l’endettement.

Certes, au niveau d’une commune, l’ensemble de ces enjeux éminemment stratégiques (notamment le dernier item), sont de ressort de la direction des finances de la collectivité.

Néanmoins il est important que chaque gestionnaire culturel en tienne bien compte.

Même superficiellement, lorsque comme c’est le cas en cette période rituelle de la saison, il est prioritaire de considérer l’existence et la nature exacte des grandes lignes du budget primitif.
Celles-ci, doivent être élaborées, en cette époque de rentrée,  par chaque service.

C’est notre « marronnier » administratif automnal.

Gare pourtant à ne pas le prendre (trop) en « grippe » (ça aussi c’est de saison) …

Pour une cohérente et qualitative réflexion financière nécessaire à l’élaboration d’un B.P. homogène, deux sections doivent avant tout être considérées :

Le cadre comptable et la gestion financière.

La première section présente les outils classiques de la comptabilité (publique ou pas) et de la finance.  

Elle développe les particularités financières et comptables de chaque secteur culturel et artistique.

La deuxième section propose, en premier lieu, une méthode d’analyse en profondeur des résultats de ces services.
Pour ce faire, l’usage spécifique d’indicateurs opérationnels de suivi semble se révéler indispensable.
Ce  sont les fameux : tableaux de bord.

Cette deuxième section permet également, grâce aux indicateurs financiers,  non seulement  l’analyse du bilan et la mise en relation des fonds obtenus, mais aussi l'examen de leur utilisation.

Elle donne aussi les outils pratiques de prévision et de suivi de la trésorerie (tant à court terme que dans le cadre d’une gestion annuelle).
Enfin, elle présente les critères de choix pour les investissements.
Elle en indique leurs applications principales pour chaque structure et culturelle là où, habituellement, la gestion n’apparait pas toujours au sommet des arts maîtrisés par bon nombre d’agents chargés pourtant de ce suivi administratif rigoureux quoique,  il faut bien l’avouer, pas bien sexy.  

Pourtant une approche systémique, c'est-à-dire d’accès logique et global du système financier, pourrait se révéler très utile et avantageuse, surtout lorsque l'on bâtit nos méthodes, nos orientations, nos stratégies ou nos plans de programmation d’une saison culturelle, car la construction complète de ces plans nécessiterait, en pricipe,  qu’ils puissent tous bénéficier d’un schéma clair de financement adapté.

Ainsi, qu’ils soient publics ou privés, industriels, commerciaux ou prestataires de service, chaque organisme, institution ou entreprise opérant sur le marché des biens et des services, obéissent touts à une logique financière unique et qu’il est possible de résumer en peu de mots, à savoir :  déchiffrer et mobiliser les ressources financières nécessaires à l’acquisition des investissements qui conditionnent l’activité économique du secteur et le dégagement des résultats obtenus.

Pour ce faire, trois temps forts existent encore :

  • la mobilisation des ressources nécessaires à la création et au développement de la  structure ou du service ;
  • l’utilisation de ces ressources conformément à la vocation et aux choix de l'orientation ou des politiques du service ;
  • le constat des conditions de l’activité à travers les différents niveaux de marge et de résultat.

Cette logique financière est applicable à l’ensemble des institutions ou organismes non seulement publics,  mais également aux privés.

Bien sur dans une commune, l’élaboration du budget doit également répondre aussi et très précisément à des règles définies par le code général des collectivités territoriales.

Ces règles se divisent, essentiellement,  en quatre étapes bien définies :

  1. Le débat sur les orientations budgétaires ;
  2. Le vote ensuite du budget primitif, qui est prévisionnel ;
  3. Le vote des décisions modificatives ;
  4. Le vote du compte administratif.

Néanmoins, il importe avant tout de bien comprendre cette logique générale.  

De bien  l’expliciter aussi dans chaque démarche financière engagée afin de mieux comprendre les informations comptables produites lors de l’élaboration du Budget Primitif de chaque service et de les utiliser, rigoureusement, ensuite.
On gagnera ainsi en cohérence et en eficience dans la gestion quotidienne et le suivi financier de chaque activité culturelle  distincte.

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