Blog d'un Directeur des Affaires Culturelles consacré aux problématiques de la mise en oeuvre de l'action culturelle territoriale.
Le livre numérique s’inscrit dans une vaste révolution industrielle. Cognitive, aussi.
Le processus de dématérialisation du livre va assurément consentir une réduction des coûts de l’impression, du transport et du stockage. Ainsi, même pour les éditeurs qui exercent également la distribution, la réduction des volumes des stocks comportera de significatives érosions de la facturation, donc, des gains.
Ces transformations technologiques importantes vont requérir des investissements considérables.
Il n’est pas improbable que cela n’occasionne, à terme, une double impulsion, exprimant à la fois concentration et polarisation entre éditeurs.
Grâce à l’univers du numérique, la proposition deviendra infinie. La rareté sera de ce fait déplacée.
Elle ne s’exercera plus dans le domaine de l’offre (comme encore un peu aujourd’hui) mais dans la demande ou plus précisément dans ... l'expectative ….
Par conséquent pour capter l’attention du lecteur - tout en considérant qu’il puisse glisser d’un contenu à un autre - il faudra imaginer et aussi de créer, de nouveaux instruments de diffusion et de prescription.
La mise en œuvre de nouvelles pratiques commerciales viendra rompre avec la traditionnelle règle économique et industrielle dominante actuelle, qui associe un livre et/à un prix.
Cela favorisera l’éclosion d’abonnements, d’achats de chapitres distinctifs, de lectures en mode streaming, à la variabilité, durant notamment la période des prix littéraires, etc …
L’e-book, dans sa logique industrielle, économique et commerciale ne pourra ni survivre, ni s’implanter durablement, qu’en rompant avec le modèle économique contemporain existant pour le livre papier.
Tant reste encore à inventer en matière d’économie du livre … numérique …
Le livre numérique - 2/5. L'approche à la problématique éditoriale
Le livre numérique - 3/5. L'approche du binôme : lecteur/lecture