Blog d'un Directeur des Affaires Culturelles consacré aux problématiques de la mise en oeuvre de l'action culturelle territoriale.
L’appel au Guichet unique du spectacle occasionnel (GUSO), en ce qui concerne l’administration du personnel artistiques et technique du spectacle vivant engagé sur un contrat à durée déterminée est obligatoire depuis le 1 janvier 2004 (ord. n. 2003-1059 du 6 novembre 2003).
Ce dispositif simplifié de déclaration et de paiement des cotisations sociales s’adresse aux organisateurs non professionnels de spectacles vivants qui n’ont pas pour activité principale ou pour objet l’exploitation de lieux de spectacles, la production ou la diffusion de spectacles, ainsi qu’aux ensembles d’artistes amateurs.
Les techniciens engagés par ces employeurs dans le cadre d’un spectacle vivant doivent exercer l’une des fonctions reconnues par voie réglementaire.
Le recours obligatoire ou non au GUSO s’apprécie par défaut à l’échelle de la personne morale.
En raison des difficultés de mise en œuvre de ce texte, la notion d’établissement est toutefois prise en compte par le GUSO lorsque l’engagement est le fait d’un établissement distinct.
Ainsi, lorsqu’un artiste est engagé par un service culturel d’une commune, le recours au GUSO est jugé incontournable.
En revanche, lorsque ce même artiste interprète est embauché en CDD par un théâtre municipal exploité en régie directe mais disposant d’un lieu distinct de la mairie, le recours au GUSO sera impossible dès lors que cet établissement aura bel et bien été déclarée à l’Insee comme lieu de diffusion de spectacles.
D’où l’importance du code NAF transmis par l’Insee à cet établissement lors de l’attribution du numéro de Siret.
Lorsque l'employeur fait appel au GUSO, la rédaction du contrat de travail est légalement optionnelle.
Ce document est toutefois utile, voir conseillé, pour préciser notamment la mission, les options d'intervention, les dates, ainsi que le mode de rémunération.